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La banque publique CNCE renaît de ses cendres et devient ''Banque populaire de Côte d’Ivoire''

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La banque publique ivoirienne CNCE (Caisse Nationale des Caisses d'Épargne) prend une nouvelle dénomination et devient " Banque Populaire de Côte d'Ivoire " (BPCI) avec une nouvelle charte graphique. Une évolution qui vise à traduire la profonde mutation qu'a subi l'établissement naguère mal en point (placée sous administration provisoire entre 2015 et 2017) et qui a échappé à la vague de privatisation de sociétés publiques.

A la manœuvre, Issa Fadiga, qui a été nommé à la tête de l'institution fin 2017 après une carrière notamment chez Ecobank Côte d'Ivoire et Standard Chartered au Cameroun. Il avait reçu mandat du gouvernement de conduire le plan de restructuration et de recapitalisation de la banque, après que les autorités aient renoncé à la privatiser dans la perspective d'en faire un instrument de sa politique d'inclusion financière. L'Etat ivoirien avait en 2016 injecté tout de même 35 milliards FCFA afin de, disait-il, " sauver " un établissement devenu stratégique.

Issa Fadiga, le directeur général de Banque Populaire de Côte d'Ivoire conduit la restructuration de la banque publique.

Il faut dire en effet que la CNCE détenait alors le plus vaste réseau d'agences du pays et était souvent l'unique banque dans certaines zones du pays parmi les plus modestes.

" Ce changement de nom répond au besoin de mieux refléter la vision de la nouvelle équipe dirigeante, mais aussi l'expertise et l'accessibilité d'une entreprise durablement implantée en Côte d'Ivoire " a expliqué le patron de la banque.

Renaissance

Après avoir échappé à la faillite, la banque semble désormais renaître de ses cendres. Un retour qui est passé par la case " cure de jouvence " à travers un plan social qui a impacté près de 300 salariés. Selon Issa Fadiga, la banque va connaître cette année son premier résultat positif depuis 2011. Un exploit remarquable surtout que sur les exercices 2016 et 2017, l'établissement avait enregistré des pertes respectivement de 12,4 milliards FCFA et 15,1 milliards FCFA selon les données du ministère en charge du Budget.

Avec un total dépôt de 116,3 milliards FCFA (fin 2018), BPCI peut sembler modeste, mais son portefeuille de " 302 000 clients actifs " reste l'un des plus importants du secteur.

Son capital a été porté à 40 milliards FCFA et l'établissement opère un important réseau de 73 agences. A fin 2018, son total bilan était de 53,5 milliards FCFA.

Jean Mermoz Konandi

Publié le 06/11/19 09:28

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