La montée en charge sera progressive. Dès 2027, le budget est attendu à 18 466,1 milliards FCFA, en hausse de 6,64 % par rapport à l'exercice 2026. Il poursuivra sa progression pour s'établir à 20 485,3 milliards FCFA en 2028, avant d'atteindre le seuil de 22 315,8 milliards l'année suivante.
Cette dynamique repose sur des perspectives économiques que les autorités jugent solides. Le document table sur une croissance réelle moyenne du PIB de 6,8 % par an sur l'ensemble de la période, une prévision qui intègre la résilience de l'économie nationale face à un environnement international toujours marqué par des tensions commerciales et politiques.
Élaboré conformément aux dispositions de la loi organique relative aux lois de finances du 5 juin 2014, ce cadre pluriannuel fixe les grandes orientations économiques et budgétaires de l'État tout en définissant les objectifs d'équilibre financier devant guider l'action publique jusqu'en 2029.
Sur le volet des recettes, le gouvernement entend accentuer la mobilisation des ressources intérieures à travers la Stratégie nationale de mobilisation des recettes à moyen terme 2024-2028. En matière de dépenses, l'accent sera mis sur leur rationalisation et sur la maîtrise de l'endettement public, deux impératifs présentés comme des conditions indispensables à la soutenabilité des finances de l'État.
La programmation réserve également une place de choix aux investissements structurants, à la lutte contre la pauvreté et aux actions en faveur de la résilience climatique, trois axes que le gouvernement entend inscrire au cœur de sa politique budgétaire pour les années à venir.
Fanuelle YAO
Publié le 03/06/26 16:37
La Rédaction
SN
CEMAC