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La Côte d'Ivoire mise sur 14 zones économiques spéciales pour accélérer son industrialisation

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La Côte d'Ivoire s'apprête à développer quatorze zones économiques spéciales réparties dans ses différents districts, tandis que des zones industrielles dédiées à la valorisation du potentiel agricole verront le jour dans chacune des trente et une région du pays. L'annonce a été faite par le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, qui voit dans ce maillage territorial un instrument déterminant pour stimuler la transformation locale des matières premières, générer de la valeur ajoutée et créer des emplois.
 
Le ministre s'exprimait le jeudi 11 juin au siège du Conseil économique, social, environnemental et culturel à Abidjan-Plateau, lors d'une conférence consacrée à l'apport de l'industrialisation dans la dynamique de la Grande Côte d'Ivoire. Devant les membres de cette institution consultative, il a plaidé pour une montée en puissance vers la deuxième et la troisième transformation, seule voie selon lui pour générer davantage de richesses au bénéfice des populations.
 
 
Ibrahim Kalil Konaté a rappelé la volonté du Chef de l'État, Alassane Ouattara, de faire basculer le pays d'une économie essentiellement agricole vers un modèle résolument industriel. À l'appui de cette ambition, il a cité les performances ivoiriennes dans le cacao, le café, l'anacarde, l'hévéa, le coton et l'huile de palme, soulignant que le pays transforme déjà 46 % de sa production cacaoyère et entend porter ce taux à 70 % d'ici 2030.
 
Sur le plan des perspectives, le ministre a indiqué que l'industrie représente aujourd'hui 22,7 % du Produit intérieur brut, une part qui pourrait grimper entre 30 et 32 % d'ici cinq ans grâce aux réformes engagées pour renforcer l'attractivité du pays et alléger les procédures administratives. Il a insisté sur la nécessité de raccourcir le parcours de l'investisseur afin qu'aucune entreprise ne renonce à s'implanter en Côte d'Ivoire en raison de lourdeurs bureaucratiques.
 
De son côté, le président du Cesec, Eugène Aka Aouélé, a salué la qualité des échanges et la vision présentée, estimant que l'industrialisation constitue une condition essentielle de l'émergence ivoirienne. Aux côtés des conseillers économiques et sociaux, il a vu dans cette dynamique un puissant moteur de création de richesses, d'emplois durables et de valorisation des ressources locales.

Fanuelle YAO 

Publié le 12/06/26 10:09

La Rédaction

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