À Malabo, le gouvernement équato-guinéen a formalisé, le 5 mai 2026, un accord avec Lloyd's Register, groupe britannique de certification et de conseil technique, en vue d'encadrer la remise en activité de son registre des navires et de renforcer les standards appliqués à l'ensemble de la chaîne maritime nationale. Le périmètre du partenariat couvre l'ensemble des segments maritimes que le pays cherche à structurer. " Les principaux domaines d'intervention comprennent le transport maritime, l'exploitation des hydrocarbures en mer, la pêche, la gestion des terminaux portuaires, ainsi que le renforcement de la coopération internationale et la formation de ressources humaines spécialisées ", précise le gouvernement.
Dans ce dispositif, Lloyd's Register n'intervient ni comme opérateur portuaire ni comme armateur, mais comme tiers indépendant chargé de certifier les infrastructures, de contrôler la conformité aux normes internationales et d'accompagner les États dans la structuration de leurs cadres réglementaires. Fondée en 1760 et détenue par une fondation, l'organisation opère aujourd'hui dans plus de 70 pays, avec un positionnement centré sur le maritime, l'énergie et les infrastructures critiques.
Concrètement, dans le transport maritime, Lloyd's Register intervient dans la classification des navires et la certification de leur sécurité. Dans l'offshore pétrolier, ses équipes sont mobilisées pour vérifier la conformité des plateformes et encadrer les risques industriels. Sur les infrastructures portuaires, l'entreprise fournit des services d'audit technique, de conformité et d'organisation des opérations. Ces fonctions sont généralement sollicitées par les États désireux d'aligner leurs dispositifs sur les standards de l'Organisation maritime internationale.
Déjà présent sur plusieurs marchés africains, notamment au Nigeria et au Ghana, Lloyd's Register a accompagné des initiatives comparables, en particulier dans la formation maritime et le renforcement des capacités locales dans le golfe de Guinée.
Cet accord s'inscrit, selon les autorités équato-guinéennes, dans une série de réformes engagées par Malabo pour restructurer son secteur maritime. Le communiqué officiel mentionne ainsi la mise à jour de la loi sur les ports, la ratification de plusieurs conventions internationales de l'Organisation maritime internationale et la concession des ports de Malabo et de Bata, présentées comme des leviers pour attirer les investissements privés dans les activités portuaires et logistiques.
Publié le 06/05/26 13:56
La Rédaction
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CEMAC