Le Burkina Faso a enregistré un taux de mise en œuvre de 88,7 % des réformes, politiques, programmes et projets de l'Union économique et monétaire ouest-africaine UEMOA en 2025. Ce chiffre correspond à une évaluation globale qui mesure, sur une liste de mesures communautaires suivies, la part effectivement mise en œuvre par le pays au cours de l'année.
Concrètement, cela signifie que sur l'ensemble des réformes examinées dans les domaines économiques, financiers et sectoriels, la grande majorité a été appliquée dans les faits par les autorités burkinabè, tandis qu'une petite partie reste encore en cours ou partiellement exécutée.
Ce résultat a été mis en lumière à l'occasion de la 11e Revue annuelle consacrée à l'évaluation des réformes et projets communautaires, tenue à Ouagadougou sous la présidence conjointe du président de la Commission de l'Union, Abdoulaye Diop, et du ministre burkinabè de l'Économie et des Finances, Aboubakar Nacanabo.
Les évaluations menées par les experts de l'Union et ceux du Burkina Faso ont porté sur les règles de gouvernance économique, les mécanismes du marché commun ainsi que les politiques sectorielles mises en œuvre dans les États membres. Au total, 145 textes communautaires ont été analysés, accompagnés du suivi de trois projets et programmes financés par l'UEMOA, notamment dans les secteurs de l'élevage et de l'énergie.
Au-delà du chiffre, cette notation reflète surtout le niveau d'adhésion du pays aux engagements régionaux et la capacité des administrations à traduire les décisions communautaires en actions concrètes. Les autorités de l'UEMOA ont relevé la régularité des performances du Burkina Faso, qui maintient un niveau d'application élevé d'une année à l'autre.
Fanuelle YAO
Fanuelle YAO
Publié le 06/05/26 12:59
La Rédaction
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CEMAC