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Le Cameroun relance son programme de promotion des blocs pétroliers avec six périmètres proposés aux investisseurs

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La Société nationale des hydrocarbures (SNH) lance une nouvelle campagne de promotion pétrolière portant sur six blocs ouverts aux investisseurs. Présentée le 12 octobre 2026 au Cap, en Afrique du Sud, cette nouvelle mise en concurrence couvre trois bassins sédimentaires.

Dans le bassin du Rio del Rey, au sud-ouest du pays, les investisseurs peuvent se positionner sur les blocs Ndian River et Bakassi. Dans celui de Douala/Kribi-Campo, les périmètres Bomono et Kombe-Nsepe sont de nouveau proposés. Enfin, les blocs Zina et Makary, situés dans la région de l'Extrême-Nord, étendent la campagne au bassin du Logone-Birni. Les offres sont attendues jusqu'au 28 mai 2027, tandis que les résultats sont annoncés pour juin 2027.

Présentée lors de l'African Energy Week, un rendez-vous international du secteur énergétique organisé au Cap, cette campagne vise à attirer de nouveaux opérateurs sur des périmètres dont le potentiel géologique a déjà fait l'objet d'investigations.

Selon les informations communiquées par la SNH, les six blocs disposent de données sismiques 2D. Ces relevés permettent aux compagnies pétrolières d'analyser les structures géologiques du sous-sol afin d'évaluer le potentiel des zones concernées avant d'engager des investissements dans l'exploration.

Parmi les périmètres proposés, Zina et Makary présentent un enjeu particulier. Leur remise sur le marché intervient après douze années d'interruption des activités d'exploration dans cette zone de l'Extrême-Nord. Regroupés au sein du bloc Zina-Makary, les deux périmètres étaient couverts par un contrat de partage de production conclu en 2009 avec la société chinoise Yan Chang.

Les opérations avaient toutefois été suspendues le 21 mai 2014 en raison des menaces sécuritaires liées aux activités de Boko Haram dans la région. Cette situation avait ensuite été formellement reconnue par la SNH et Yan Chang dans une résolution signée le 10 mars 2016, qui constatait un cas de force majeure. 

Cette initiative s'inscrit dans la continuité de la campagne lancée en août 2025, qui portait sur neuf blocs pétroliers. À l'issue de cette première procédure, cinq périmètres avaient été attribués le 24 avril 2026 en vue de négocier des contrats de partage de production (CPP). Ces accords définissent notamment les modalités de répartition des hydrocarbures entre l'État et les opérateurs retenus.

L'américain Murphy West Africa avait été sélectionné pour les blocs Etinde Exploration, Tilapia, Elombo et Ntem, tandis qu'Octavia Energy avait obtenu Bolongo Exploration. Les procédures ont depuis franchi de nouvelles étapes. Les négociations techniques menées avec Murphy Oil les 20 et 21 août 2026 ont abouti à un procès-verbal d'accord destiné à servir de base à la conclusion des contrats de partage de production. De son côté, le CPP relatif à Bolongo a déjà été signé. 

Une production en recul, malgré les nouvelles perspectives d'exploration

Cette multiplication des appels à manifestation d'intérêt intervient dans un contexte de baisse de la production nationale de pétrole brut. Selon les données de la SNH, les volumes extraits sont passés de 21,377 millions de barils en 2024 à 19,374 millions en 2025, soit une contraction de 9,4 %. Cette tendance prolonge le recul observé entre 2023 et 2024, lorsque la production était passée d'environ 23,9 millions à 21,4 millions de barils.

Les données du Bulletin statistique trimestriel de la SNH pour le deuxième trimestre 2026 confirment que cette évolution reste un enjeu pour le secteur. Au premier semestre, la production cumulée atteint 9,009 millions de barils, en additionnant les volumes correspondant aux parts de l'État et des sociétés associées. Ce niveau équivaut à une moyenne d'environ 49 800 barils par jour.

Pour l'ensemble de l'année 2026, la prévision de production s'établit à 20,8 millions de barils. Son atteinte suppose donc l'extraction d'environ 11,8 millions de barils au second semestre, soit une moyenne proche de 64 600 barils par jour. Ce rythme représenterait une hausse d'environ 30 % par rapport à la moyenne enregistrée au cours des six premiers mois.

Claude Paul Tjeg 

Publié le 16/10/26 11:54

La Rédaction

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