La République du Congo et le groupe émirati AD Ports Group ont signé, le 7 mai à Brazzaville, une série d'accords représentant plus de 236 millions de dollars d'investissements destinés au développement du terminal East New Mole de Pointe-Noire, futur terminal exploité sous la marque Noatum Ports. Les contrats portent à la fois sur les infrastructures maritimes, les aménagements terrestres et l'acquisition d'équipements portuaires lourds.
Ces signatures interviennent dans le cadre du contrat de concession conclu entre l'État congolais et AD Ports Group pour une durée de trente ans, avec une possibilité de prolongation de vingt années supplémentaires. Le groupe émirati développe ce terminal à travers la coentreprise Noatum Ports Congo Pointe-Noire, créée avec CMA CGM via sa filiale CMA Terminals, à la suite d'un accord conclu entre les deux partenaires en février 2025.
Dans les informations communiquées après la cérémonie, Mohammed Menhali, directeur régional d'AD Ports Group à Abu Dhabi, indique que " la signature de ces contrats, d'une valeur combinée d'environ 200 millions de dollars américains, marque une étape majeure dans le développement du nouveau terminal à conteneurs ". Selon lui, ces accords comprennent " deux contrats de travaux maritimes et d'infrastructures terrestres d'une valeur d'environ 150 millions USD attribués au groupement MAR Contracting Sarlu et MBTP SA JV, ainsi qu'un contrat de 50 millions USD pour la fourniture de trois grues STS et de neuf grues RTG attribué à Shanghai Zhenhua Heavy Industries Co. Ltd ".
Le futur terminal comprendra, dans sa première phase, un quai de 420 mètres avec un tirant d'eau de 16 mètres, capable d'accueillir des navires de classe Patagonia, ainsi qu'une plateforme logistique de 100 000 m². AD Ports Group précise également disposer, dans le cadre de la concession, de droits lui permettant de développer ultérieurement des capacités supplémentaires de fret polyvalent, " en fonction de l'évolution de la demande ".
Les accords signés couvrent plusieurs composantes techniques du projet. Le contrat relatif aux travaux maritimes comprend notamment la construction du quai, des structures en mer, des fondations destinées aux grues et des infrastructures côté maritime. Les travaux terrestres portent, quant à eux, sur les installations du terminal à conteneurs, les bâtiments administratifs, les réseaux techniques, les sous-stations électriques et les équipements de soutien.
Selon le calendrier communiqué par les partenaires, les travaux devraient s'étendre sur environ deux ans, tandis que la mise en exploitation commerciale du terminal est annoncée pour le quatrième trimestre 2028. Le projet est également présenté comme un potentiel levier de création d'emplois. En s'appuyant sur des infrastructures portuaires comparables, AD Ports Group estime que le terminal pourrait soutenir jusqu'à 9 000 emplois directs et indirects. Les activités de construction devraient mobiliser jusqu'à 800 postes, tandis que l'exploitation du terminal pourrait générer environ 400 emplois directs supplémentaires. Le groupe ajoute qu'environ 7 000 emplois indirects pourraient émerger autour des nouvelles activités économiques liées au terminal.
Perton Biyiha
Publié le 11/05/26 15:48
La Rédaction
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