Le Tchadien Abbas Tolli (ex gouverneur BEAC) candidat de la CEMAC pour la Présidence de la BAD en 2025

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La succession d'Akinwumi Adesina à la tête de la Banque africaine de développement (BAD) se prépare déjà. Le nigérian qui achève son 2e mandat en 2025, ne peut statutairement plus se présenter, ce qui augure une belle bataille entre les prétendants au poste de Président de cette institution au rôle stratégique dans un continent en pleine mutation économique. La première déclarée est celle d'Abbas Mahamat Tolli (Photo) qui vient d'achever un mandat de 7 ans au poste de gouverneur de la Banque des États de l'Afrique centrale (BEAC), remplacé par le centrafricain Yvon Sana Bangui.

Voir aussi: CEMAC: Le centrafricain Yvon Sana Bangui désigné gouverneur de la BEAC

Sa candidature a été présentée ce 9 février par l'exécutif tchadien lors de la conférence extraordinaire des chefs d'États de la CEMAC. Et adoubée par ces derniers. “ La conférence a pris acte de la candidature proposée par la République sœur du Tchad et y a exprimé son appui sans réserve”, peut-on lire sur le communiqué final de la réunion. Avant cette réunion, N'Djamena avait envoyé des émissaires auprès de chaque chef d'État pour soutenir son candidat à cette élection.

Il faut dire que le président de la BAD est élu par le conseil des gouverneurs, lui-même constitué des représentants des pays membres, habituellement les ministres des Finances, du plan ou des gouverneurs des banques centrales. Toutefois, les pouvoirs des votants sont déterminés par le conseil d'administration sur la base des paiements au titre des souscriptions au capital de la banque. Après l'aval de la CEMAC, le Tchadien ira à la conquête des voix de la Communauté économique des États de l'Afrique centrale (CEEAC), un bloc régional plus élargi qui en plus de la CEMAC, intègre l'Angola, Sao Tomé et Principe, la RD Congo, le Rwanda et le Burundi.

Si élu, Abbas Mahamat Tolli deviendrait le premier originaire de la CEMAC à diriger l'institution panafricaine. Une fonction pour laquelle le Tchadien ne manque pas d'atouts. A 51 ans, ce diplômé de l'Ecole nationale d'administration (ENA) de Paris et de l'université du Québec, a occupé de très hautes fonctions tant au niveau de son pays qu'à l'échelle de la région. En 2001, il est propulsé à la tête de la direction des douanes et des droits indirects du Tchad. Un poste qu'il occupera jusqu'à 2003 avant de devenir directeur du cabinet civil de la Présidence de la République. En 2005, alors qu'il n'a que 33 ans, il intègre le gouvernement de son pays d'abord en tant que ministre des Finances puis ministre des Infrastructures et Équipements.

Avant de prendre la tête de la BEAC en 2017, le natif d'Abéché avait occupé les fonctions de Président de Banque de développement des États de l'Afrique centrale (BDEAC) et de secrétaire général de la COBAC, le gendarme bancaire de la CEMAC.
Rappelons que depuis sa création en 1964, la BAD a eu sept présidents et un président par intérim( Godwin Gondwe, 1979-1980).

Cédrick JIONGO

La Rédaction

Publié le 10/02/24 09:55

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