Cette réforme prévoit de concentrer le traitement des visas dans un nombre restreint de centres régionaux, passant d'environ cinquante ambassades et consulats actuellement habilités à environ vingt plateformes principales. Plusieurs missions diplomatiques sur le continent ne seront plus autorisées à recevoir et traiter les demandes de visas de manière complète, obligeant ainsi les requérants à se déplacer vers d'autres pays pour leurs démarches.
L'objectif affiché par les autorités américaines est de rationaliser les procédures, de renforcer les contrôles et d'améliorer l'efficacité du système consulaire. Washington justifie également cette décision par la nécessité de mieux encadrer les flux migratoires et de limiter les cas de dépassement de séjour sur le territoire américain.
Les hubs régionaux appelés à concentrer l'essentiel des demandes devraient inclure plusieurs grandes capitales africaines disposant déjà d'une infrastructure diplomatique importante, notamment dans des pays comme la Côte d'Ivoire, le Ghana, le Nigeria, le Kenya ou encore l'Afrique du Sud. Ces centres deviendraient ainsi des points névralgiques pour le traitement des demandes provenant de zones entières.
Cette évolution marque un changement important dans l'organisation du réseau consulaire américain sur le continent africain, avec des effets potentiels sur la mobilité et les échanges entre les deux régions.
Fanuelle YAOPublié le 02/06/26 16:36
La Rédaction
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CEMAC