menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

Malabo et Chevron scellent un accord pour le développement du projet gazier Aseng

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 0h38min

La Guinée équatoriale et la compagnie américaine Chevron ont officiellement signé un accord encadrant le développement du projet gazier Aseng, présenté par les autorités comme l'un des plus importants projets gaziers du pays. La signature est intervenue vendredi 30 janvier 2026 au Palais du Peuple à Malabo, en présence de membres du gouvernement, de hauts responsables de Chevron et de l'ambassadeur des États-Unis en Guinée équatoriale, à l'issue de plusieurs mois de négociations.

Le document juridique formalise un engagement déjà conclu aux États-Unis lors du déplacement, en septembre dernier, du vice-président Teodoro Nguema Obiang Mangue. Il prévoit notamment le financement de la participation de la société nationale Gepetrol dans le projet, sa part passant de 5 % à 32,55 %.

Pour le gouvernement, cette montée en puissance traduit la volonté d'accroître la participation nationale dans l'exploitation des ressources naturelles. " Le projet gazier d'Aseng est considéré comme un projet essentiel, car il ouvrira la voie à d'autres projets gaziers dans le pays et garantira l'approvisionnement en gaz pour les décennies à venir ", a déclaré le ministre des Mines et des Hydrocarbures, Antonio Oburu Ondo, à la presse.

Situé dans le bloc I en mer, le projet vise à développer le gaz associé au champ pétrolier Aseng. L'investissement initial est estimé à environ 690 millions de dollars. Les volumes produits doivent être raccordés aux infrastructures existantes de Punta Europa, sur l'île de Bioko. Le complexe, qui dispose d'une unité de liquéfaction d'une capacité de 3,7 millions de tonnes par an, fonctionne en dessous de son potentiel faute de volumes suffisants et est alimenté par le champ Alen depuis 2021.

Selon les autorités, le gaz d'Aseng soutiendra à la fois la production d'électricité domestique et l'alimentation de l'installation EGLNG, tout en sécurisant l'un des principaux actifs industriels du pays, le complexe gazier de Punta Europa. Le site est au cœur de la stratégie du Gas Mega Hub (GMH), lancée en 2019, qui vise à regrouper et liquéfier à Punta Europa du gaz national et régional, y compris des volumes associés ou auparavant torchés.

Le développement gazier intervient dans un contexte de recul de la production pétrolière équato-guinéenne. Cette baisse a pesé sur les finances publiques d'un pays où, d'après la Banque mondiale, les hydrocarbures représentaient encore plus de 80 % des recettes en 2024. Les autorités présentent ainsi le gaz comme un relais stratégique.

La Guinée équatoriale indique disposer de 39 milliards de mètres cubes de réserves prouvées de gaz, selon le Forum des pays exportateurs de gaz (GECF). Pour renforcer son attractivité, le pays a engagé des réformes de son cadre légal : loi sur les hydrocarbures, fiscalité, droit du travail et régime des zones économiques spéciales sont en cours de révision. Les autorités préparent également un cycle d'octroi de licences pétrolières et gazières en 2026.

Perton Biyiha

Publié le 02/02/26 09:25

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

jJIa8V3G1CHLhNghPL5sX4gfTqee2Ushw4gS4AxfBT8 False