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Mali : 500 milliards FCFA de crédits d’avance pour accélérer les hôpitaux et les projets structurants

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Les autorités maliennes ont décidé d'accélérer la mise en œuvre des investissements prioritaires. Ainsi, lors du conseil des ministres de ce 4 mars à Bamako, le gouvernement a adopté un décret autorisant l'ouverture de 500 milliards FCFA de crédits supplémentaires dans le budget de l'État 2026, afin de financer des infrastructures stratégiques, notamment dans le secteur de la santé. L'ouverture de crédits supplémentaires est une procédure budgétaire permettant d'augmenter les dépenses prévues en cours d'exercice, souvent via un budget rectificatif, pour financer des besoins imprévus, des urgences ou réajuster des évaluations insuffisantes, nécessitant une autorisation législative.

Cette ouverture de crédits intervient dans le cadre du décret d'avance, un instrument de gestion budgétaire prévu par la loi. Le texte stipule qu'en cas d'urgence et de nécessité impérieuse d'intérêt national, le gouvernement peut autoriser l'ouverture de crédits supplémentaires. Dans ce cas, le Parlement doit être immédiatement informé et un projet de loi de finances portant ratification de ces crédits doit être présenté lors de la prochaine session parlementaire. Ce mécanisme permet ainsi à l'exécutif de réagir rapidement pour financer des besoins jugés prioritaires sans attendre l'adoption d'une nouvelle loi de finances.

Priorité à la santé et aux infrastructures structurantes

Selon les autorités, l'enveloppe de 500 milliards FCFA vise à couvrir des besoins complémentaires liés à la réalisation de projets publics majeurs. Les fonds seront notamment orientés vers la construction de nouveaux hôpitaux, la mise en œuvre de projets structurants prioritaires, et le financement d'investissements publics essentiels destinés à améliorer les conditions de vie des populations

Dans un contexte marqué par d'importants besoins en infrastructures sanitaires, cette décision vise à renforcer les capacités du système de santé tout en accélérant la réalisation de projets jugés stratégiques pour le développement économique et social du pays. Au-delà du secteur de la santé, ces crédits pourraient contribuer à la mise en œuvre de projets ayant un effet d'entraînement sur l'activité économique, notamment dans le BTP, les services et les chaînes d'approvisionnement locales.

Rappelons qu'en novembre 2025, le Mali avait lancé un ambitieux projet présidentiel d'urgence hospitalière visant la construction et la modernisation de 15 infrastructures sanitaires, financé à 100% par le budget national. Parmi les localités devant accueillir ces nouveaux projets, on peut citer San, Bandiagara, Koutiala, Bougouni, Koulikoro, etc.

Publié le 05/03/26 15:31

Narcisse Angan

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