L'Algérie franchit une nouvelle étape dans sa stratégie d'influence énergétique régionale avec le lancement, à Niamey, d'une centrale électrique de 40 MW destinée à renforcer le système électrique nigérien. Le projet, dont la première pierre a été posée par le Premier ministre Sifi Ghrieb aux côtés de son homologue nigérien, s'inscrit dans une logique de coopération bilatérale structurée autour des infrastructures critiques.
Située dans la zone stratégique de Gorou Banda, en périphérie de la capitale, l'installation reposera sur deux turbines à gaz de 20 MW chacune, pour une capacité totale de 40 MW. L'objectif affiché est double : stabiliser un réseau électrique sous pression et répondre à une demande en forte croissance, tant domestique qu'industrielle.
Au-delà de sa dimension technique, le projet traduit un repositionnement géoéconomique d'Alger au Sahel. Décidé dans le sillage de la visite à Alger du président nigérien Abdourahamane Tiani en février dernier, il s'inscrit dans une série d'accords couvrant les hydrocarbures et les infrastructures, avec l'ambition d'ancrer un partenariat de long terme.
Pour Niamey, confrontée à un déficit chronique de production électrique et à une dépendance aux importations d'énergie, cet investissement apparaît comme un levier immédiat de sécurisation de l'offre. Il intervient alors que le pays cherche à accélérer l'extension de ses capacités de production, dans un contexte de croissance démographique et de pression accrue sur les réseaux.
La centrale devrait être opérationnelle d'ici fin juin prochain selon les sources officielles.
Publié le 25/03/26 16:13
La Rédaction
SN
CEMAC