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Niger : 126 milliards FCFA pour construire une centrale solaire photovoltaïque de 200 MWc

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Le gouvernement nigérien a procédé ce 20 août à Niamey, la capitale, à la signature d'une convention de Partenariat public-privé (PPP) d'un montant de 126,1 milliards FCFA, avec Niger Electricity Power Production (NEPP), destinée à financer la construction d'une centrale solaire photovoltaïque de 200 MWc, équipée d'un système de stockage par batteries.

Le projet, présenté comme une infrastructure stratégique pour la souveraineté énergétique du pays, devrait permettre au Niger d'accroître sa capacité de production électrique, de réduire sa dépendance aux importations d'électricité et d'améliorer la disponibilité du courant pour les ménages, les services publics et les industries.

La convention est conclue pour une durée de 20 ans, tandis que la réalisation du projet est prévue sur 24 mois, incluant les études complémentaires. À l'issue de la période contractuelle, l'infrastructure sera transférée à l'État du Niger conformément aux modalités prévues dans la convention. L'électricité produite par la centrale sera commercialisée auprès de la NIGELEC au tarif contractuel de 35 FCFA par kWh. Cette architecture permet au Niger de mobiliser les capacités financières et techniques du secteur privé pour développer une infrastructure énergétique majeure, tout en prévoyant à terme son transfert dans le patrimoine de l'État.

L'une des principales caractéristiques du projet réside dans l'association de 200 MWc de capacité photovoltaïque et d'un système de stockage par batteries. Ce dispositif vise à répondre à l'un des principaux défis de l'énergie solaire : son caractère intermittent. La production photovoltaïque étant directement dépendante de l'ensoleillement, les batteries permettront de stocker une partie de l'électricité produite et de la restituer lorsque la production solaire diminue.

Pour les autorités nigériennes, cette combinaison doit ainsi contribuer à rendre l'approvisionnement électrique plus stable, disponible et flexible, y compris en dehors des périodes de production solaire. Le projet devrait donc permettre de mieux intégrer l'énergie solaire au système électrique national et de renforcer la continuité de l'approvisionnement.

La nouvelle centrale doit contribuer à réduire la dépendance du pays aux importations d'électricité et à renforcer la disponibilité de l'énergie destinée aux différents secteurs de l'économie. L'enjeu est particulièrement important pour l'activité industrielle. Une fourniture électrique plus régulière et à un coût maîtrisé constitue en effet un facteur essentiel pour le développement des entreprises, des unités de transformation et des services. La centrale devrait également contribuer à améliorer l'accès à l'électricité pour les ménages et les services publics.

Environ 1 300 emplois attendus

La réalisation de la centrale devrait également produire des retombées économiques et sociales. Selon le ministre nigérien des Affaires étrangères, de la Coopération et des Nigériens à l'extérieur, Bakary Yaou Sangaré, environ 1 300 emplois directs et indirects, permanents et non permanents, devraient être créés dans le cadre du projet. Les négociations entre l'État et NEPP ont également intégré des exigences relatives à la performance de l'infrastructure, au transfert de compétences, à la création d'emplois locaux et à la durabilité de la centrale. L'objectif est donc de faire de cette infrastructure non seulement un outil de production d'électricité, mais également un vecteur de développement des compétences et du tissu économique local.

Selon le président du groupe NEPP, Adamou Amadou Daouda, la réalisation proprement dite de la centrale interviendra après une première phase consacrée aux études complémentaires et à la mobilisation des ressources. Cette phase doit durer environ six mois, avant le démarrage de la construction proprement dite, prévue sur une période de 24 mois selon les éléments communiqués par les parties. La NEPP s'est engagé à respecter les délais, les standards techniques et les exigences de qualité prévus dans le contrat.

Pour les autorités nigériennes, cette convention illustre la volonté de renforcer durablement la souveraineté énergétique du pays en associant expertise technique et capacités financières du secteur privé. La signature de cet accord intervient dans un contexte où Niamey cherche à développer ses propres capacités de production et à réduire les vulnérabilités liées à l'approvisionnement extérieur.

Publié le 21/08/26 11:46

Narcisse Angan

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