Dix actions. C'est le minimum requis pour participer à l'introduction en bourse de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals FZE. À 525 nairas (environ à 0,4 dollar) l'unité, le ticket d'entrée s'établit à seulement 5 250 nairas (près de 4 dollars), soit un seuil volontairement bas pour attirer massivement les investisseurs particuliers.
‘'Ce que nous essayons de faire, c'est de garantir à la majorité de nos chauffeurs, cuisiniers, employés, cadres, bref, à tous, la possibilité de devenir actionnaires de cette raffinerie'', a déclaré Aliko Dangote, ce lundi lors de la cérémonie de signature de l'introduction en bourse de sa raffinerie. Il présente ainsi l'opération comme ‘'l'introduction en bourse pour le peuple'', avec l'ambition de rendre la propriété du géant pétrolier accessible au plus grand nombre.
Le dispositif vise d'abord les Nigérians, au pays comme dans la diaspora, mais se veut également panafricain. Pour souscrire, un BVN, le numéro d'identification bancaire utilisé au Nigeria, doit suffire selon David Bird, directeur général de Dangote Petroleum Refinery and Petrochemicals FZE. Des solutions doivent être prévues pour les investisseurs qui n'en disposent pas.
Un pari sur 10 millions de particuliers
La société n'a pas encore indiqué quelle proportion des titres sera réservée aux particuliers. Mais en cas de sursouscription, ces derniers devraient être favorisés dans les allocations. FirstCap vise ainsi 10 millions d'investisseurs particuliers, un objectif qui donnerait à l'opération une ampleur inédite sur le marché nigérian.
Cette stratégie s'appuie également sur les courtiers fintech, appelés à faciliter l'accès à l'IPO aux côtés des banques traditionnelles. Bamboo, Daba Finance et MyStocks ont noué des partenariats avec des courtiers locaux afin d'élargir la distribution de l'offre.
Le calendrier est désormais fixé. La souscription est prévue du 14 septembre au 13 octobre, avant une cotation attendue début novembre. Au-delà des plus de 2 000 milliards de nairas recherchés, Dangote joue donc une autre carte : faire de sa raffinerie une entreprise détenue, au moins en partie, par une multitude de petits épargnants.
Publié le 08/09/26 10:19
La Rédaction
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CEMAC