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Nigeria : La NNPC mise sur des partenaires chinois pour remettre sur les rails ses raffineries publiques

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La compagnie pétrolière publique nigériane NNPC Ltd accélère ses discussions avec des partenaires chinois afin de trouver un modèle durable pour relancer les raffineries de Port Harcourt et de Warri, deux infrastructures stratégiques longtemps paralysées malgré plusieurs milliards de dollars engagés dans leur réhabilitation. En juillet 2026, le groupe public est entré dans une phase d'évaluation technique et commerciale avec ses potentiels partenaires, avec l'ambition de transformer ces installations déficitaires en actifs industriels capables de générer des revenus.

Cette démarche intervient après plusieurs tentatives de remise en service qui n'ont pas permis aux raffineries publiques nigérianes de retrouver un fonctionnement normal. La NNPC cherche désormais à changer d'approche en privilégiant un partenariat industriel de long terme, plutôt qu'un simple recours à des contrats de maintenance. L'objectif est d'associer des investisseurs disposant d'une expertise technique, capables de participer à l'exploitation des sites et d'accompagner leur modernisation.

Le groupe pétrolier nigérian avait signé en avril 2026 un protocole d'accord avec deux entreprises chinoises, Sanjiang Chemical Company Limited et Xinganchen (Fuzhou) Industrial Park Operation and Management Co. Ltd., pour examiner les conditions d'un éventuel partenariat autour des raffineries de Port Harcourt et de Warri. L'accord prévoit notamment des études de faisabilité, des analyses techniques et une évaluation commerciale avant toute décision définitive.

La NNPC précise que cette coopération n'est pas encore un engagement contractuel final. Les entreprises chinoises doivent d'abord mener les différentes évaluations nécessaires afin de déterminer la viabilité économique du projet. Une fois cette phase achevée, les parties pourront décider de la mise en place d'un partenariat plus formel, pouvant inclure une participation dans l'exploitation des infrastructures.

Les installations concernées représentent un enjeu majeur pour la stratégie énergétique du Nigeria. La raffinerie de Port Harcourt dispose d'une capacité de production de 210 000 barils par jour, tandis que celle de Warri peut traiter environ 125 000 barils par jour. Leur remise en activité permettrait au premier producteur de pétrole d'Afrique de réduire davantage sa dépendance aux importations de carburants et de renforcer ses capacités nationales de raffinage.

Avec ce rapprochement vers la Chine, Abuja tente ainsi de redéfinir l'avenir de ses actifs publics dans le secteur pétrolier, dans un environnement où la performance économique et la compétitivité deviennent des conditions essentielles pour assurer la sécurité énergétique du pays.

Fanuelle YAO 

Publié le 07/07/26 13:09

La Rédaction

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