Le Sénégal a de l'appétit pour le Marché local notamment celui des marchés des Titres publics. Pour le deuxième trimestre 2026, soit d'avril à juin, une enveloppe globale de 658 milliards FCfa est visée selon le tableau prévisionnel d'Umoa-Titres. Dans le détail, 448 milliards FCfa sont visés pour les Obligations assimilables du Trèsor contre 210 milliards FCfa pour les Bons assimilables du Trésor.
Pour l'ensemble de l'année 2026, près de 2 500 milliards FCFA sont ciblés par le Sénégal. Et entre le 1er janvier et le 9 avril 2026, une importante enveloppe de 1 069 milliards FCFA a pu être levée. Et c'est à travers 33 sorties. L'enveloppe est constituée de 665,86 milliards FCFA en Bons du Trésor et 402,79 milliards FCFA en Obligations du Trésor.
Sur la période couverte, le Sénégal est également parvenu à procéder au remboursement de 591 milliards FCFA, en guise de montant du capital. Pour la couverture des intérêts, l'État a pu débourser 85 milliards FCfa. Ainsi le pays a maintenu sa dynamique de performances sur le Marché des Titres publics après 2 225 milliards FCFA mobilisés en 2025.
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Dans un contexte marqué par un endettement qui dépasse les 130%, une baisse de la notation souveraine avec le Fonds monétaire international et l'absence d'accord avec le Fonds monétaire international, le Sénégal a des marges de manœuvre assez réduites sur le marché international. Du coup, les opérations se multiplient sur le marché local.
Globalement pour l'année en cours, 4 135 milliards FCFA sont visés sur le marché domestique. À côté des opérations sur le MTP, quatre appels publics à l'épargne sont prévus pour un montant de 1200 milliards FCFa. Parallèlement une émission de Sukuks d'une enveloppe de 180 milliards FCFA est prévue pour le mois d'août.
Participant en janvier aux Rencontres sur le Marché des Titres publics, le directeur de la Dette publique du Sénégal, Elhadji Alioune Diouf avait salué la résilience du marché, tout en indiquant que la dette du Sénégal restait toujours soutenable. ''La dette reste viable. Quand nous regardons aujourd'hui, ce que nous appelons en économie, le différentiel entre le taux de croissance et le taux d'inflation, nous constatons que la dette reste viable'', avait assuré le directeur de la Dette publique.
Publié le 20/04/26 11:51
Mouhamadou Dieng
SN
CEMAC