Au Sénégal, le plan de sauvetage du riz local se poursuit. Le gouvernement a ainsi décidé de la suspension, avec effet immédiat et pour une durée d'un mois, de la délivrance des Déclarations d'importation de produits alimentaires (DIPA). Ce qui arrête pour 30 jours l'entrée du riz provenant d'ailleurs sur le marché national. Cette mesure vise à réduire la présence du riz importé sur le marché afin de faciliter l'écoulement de la production nationale.
L'autre décision majeure prise par le gouvernement est l'instauration d'un mécanisme d'indexation des quotas d'importation. Désormais, les opérateurs économiques devront justifier de l'achat de quantités déterminées de riz local avant de pouvoir bénéficier de nouveaux quotas d'importation. Pour améliorer la compétitivité du riz local, le prix d'achat par les importateurs a été fixé à 280 FCFA le kilogramme. En complément, les rizeries bénéficieront d'une subvention de 50 FCFA par kilogramme afin de compenser les coûts de production et de transformation.
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La réunion entre les représentants de l'État et les commerçants tenus hier, a également arrêté le principe d'une répartition des stocks disponibles de riz blanc, estimés à 37 000 tonnes entre les différents importateurs. Dans la même veine, les prévisions de transformation pour la prochaine campagne s'établissent, quant à elles, à 64 000 tonnes de riz blanc au niveau des rizeries.
Ces décisions interviennent dans un contexte où le riz local connaît des difficultés concernant la commercialisation. Les producteurs sont aujourd'hui confrontés à l'accumulation de stocks évalués à 156,9 milliards FCFA. À côté, près de 448 000 tonnes de riz blanc, issues des campagnes successives de contre-saison et d'hivernage, restent, en grande partie, invendues.
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En dehors de ces stocks, en souffrance, 7 000 tonnes de riz blanc sont immobilisées dans les unités de transformation, tandis que 36 000 tonnes supplémentaires sont détenues par les unions de producteurs. Cette immobilisation des capitaux selon l'interprofession des producteurs de riz local, réduit les capacités d'investissement et compromet le financement de la prochaine campagne agricole.
Pour le riz, le Sénégal dépend essentiellement des importations. En 2025, le pays a importé environ 1,39 million de tonnes de riz, correspondant à une facture de près de 522 milliards FCFA. En 2024, les importations de riz se chiffraient à 315 milliards FCFA.
Publié le 09/07/26 09:27
Mouhamadou Dieng
SN
CEMAC