Pour justifier sa décision, l'agence met en avant l'importance stratégique grandissante de la Banque, la qualité de son profil de risque et son positionnement ‘'d'institution contracyclique'' capable de soutenir les économies africaines dans les phases d'incertitude. S&P insiste également sur la pertinence politique d'Afreximbank, sur l'appui constant que lui apportent ses actionnaires et sur sa contribution au commerce intra-africain, notamment à travers l'accompagnement de la Zone de libre-échange continentale africaine et le déploiement de plateformes destinées à renforcer l'intégration régionale.
Voir aussi- Afrique : Afreximbank débloque 10 milliards de dollars pour amortir les chocs du conflit au Moyen-Orient
Les chiffres avancés par l'agence illustrent cette montée en puissance. En une décennie, le total des actifs de la Banque est passé de 7,1 milliards de dollars en 2015 à 42,3 milliards USD en 2025, tandis que ses capitaux propres progressaient de 1,3 à 8,4 milliards. Une trajectoire que S&P relie directement à la vigueur de l'activité de prêt et aux injections de capitaux successives consenties par les États membres.
Dr George Elombi, Président d'Afreximbank et Président de son Conseil d'administration, a salué une décision qui traduit selon lui la solidité, la stabilité et la crédibilité internationale de l'institution. Il y voit le reflet de la qualité de ses fonds propres, de sa liquidité et de la confiance que lui accordent les États africains. Le dirigeant a tenu à rappeler que la transformation économique du continent ne se gagnera pas sans une action déterminée et courageuse mené par l'Afrique elle-même, en lien avec sa diaspora, à l'image du combat mené autrefois pour l'indépendance.
L'agence rappelle par ailleurs le rôle joué par la Banque face aux grands chocs externes des dernières années, qu'il s'agisse de la crise financière mondiale, de la chute des cours des matières premières, de la pandémie de COVID-19 ou encore du conflit russo-ukrainien. Dans cette logique, Afreximbank vient de lancer un programme d'intervention de 10 milliards de dollars destiné à protéger les économies africaines et caribéennes des répercussions de la crise au Moyen-Orient.
Publié le 15/06/26 17:20
La Rédaction
SN
CEMAC