L'écosystème entrepreneurial africain affiche une grande vitalité technologique. Selon le Global Startup Ecosystem Index 2026 de StartupBlink, l'innovation s'y renforce nettement. Le rapport évalue plus de 1 500 villes à travers 100 pays via un algorithme mesurant le nombre de startups, d'incubateurs et d'investisseurs. Il intègre aussi la qualité des financements, des infrastructures et le cadre réglementaire des affaires.
En 2026, les 10 principales métropoles africaines du secteur ont toutes progressé, affichant une croissance moyenne de leur score de 20,5%. Cette performance régionale équivaut à environ le double de la moyenne mondiale, établie à +10,3%.
En tête du classement continental, Lagos confirme sa suprématie sur la tech africaine. La mégapole nigériane occupe le 70e rang mondial avec un score global de 13,826 points, traduisant une progression annuelle de +23,2%. Son avance demeure particulièrement nette sur le Caire, 2e pôle africain positionné à la 99e place mondiale avec 9,903 points. La capitale égyptienne enregistre toutefois un ralentissement relatif, sa progression s'établissant à +0,7% sur la période.
Au 3e rang continental, le Cap se distingue par la trajectoire la plus dynamique parmi les leaders régionaux. La métropole sud-africaine réalise un bond de 24 places à l'échelle internationale pour s'installer au 114e rang avec 8,390 points. Sa croissance de +39% lui permet de devancer Nairobi et de récupérer la 1ère place du marché sud-africain. La capitale kenyane glisse pour sa part au 116e rang mondial avec un score de 8,371 points.
Johannesburg complète le groupe de tête en se maintenant à la 122e place mondiale avec 7,757 points. Ces 5 premiers hubs concentrent une part déterminante de l'activité du continent, Johannesburg devançant largement les écosystèmes suivants.
Au-delà de ce quinté, un écart significatif apparaît puisque Johannesburg affiche un total de points près de 3 fois supérieur à celui d'Accra, classée 6e en Afrique et 246e au niveau mondial avec 2,634 points. La capitale ougandaise Kampala réalise, quant à elle, la 2e plus forte hausse du top 10 africain avec une progression de +34,1%. Ce bond de 16 places mondiales propulse la ville au 285e rang international et au 7e rang continental avec un score de 2,010 points.
En 8e position africaine (288e mondiale), la ville de Victoria aux Seychelles réunit 1,984 point, s'appuyant sur la présence de grands acteurs internationaux de la fintech et des crypto-actifs. Casablanca s'établit au 9e rang continental et 318e mondial avec 1,708 point. Enfin, Tunis ferme ce classement des 10 premières villes africaines à la 10e place continentale (330e mondiale) avec un total de 1,602 point.
Dans ce panorama continental, Abidjan se classe au 18e rang des écosystèmes de startups en Afrique. À l'échelle internationale, la capitale économique ivoirienne occupe la 575e place mondiale, enregistrant un recul de 8 places par rapport à 2025, avec un score total de 0,558 point.
Il convient toutefois de souligner que le classement mondial mesure le dynamisme global d'un écosystème, sans garantir la simplicité ou la sécurité des investissements. Ainsi, Lagos devance Bruxelles, Ottawa ou Manchester grâce à sa démographie, son abondance de startups et un vaste marché. En revanche, les métropoles occidentales offrent un environnement réglementaire stable, une sécurité juridique, des devises solides et une fiscalité prévisible. À l'inverse, investir à Lagos exige de gérer l'instabilité du Naira, le contrôle des capitaux et des déficits d'infrastructures.
Anselme Akéko
Publié le 27/08/26 17:17
La Rédaction
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