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Togo : Après 17 mois de suspension, le gouvernement rouvre les demandes de permis miniers

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Après 17 mois de suspension, le Togo rouvre l'accès à la prospection et à la recherche de substances minérales sur l'ensemble de son territoire. La décision annoncée ce 24 août, permet de nouveau aux entreprises et aux investisseurs de soumettre des demandes d'autorisations de prospection et de permis de recherche.

Le nouveau dispositif met fin au gel instauré en mars 2025, lorsque les autorités togolaises avaient suspendu la délivrance de nouveaux titres miniers dans le cadre d'une ‘'pause stratégique''. Cette période devait notamment permettre au gouvernement de revoir le cadre juridique applicable au secteur et de préparer une réforme du Code minier. Un comité ad hoc avait ensuite été mis en place en novembre 2025 pour travailler à la réécriture du Code et de ses textes d'application.

La reprise des procédures ne signifie toutefois pas que les opérateurs peuvent commencer immédiatement à explorer les zones ciblées. Elle rétablit d'abord la possibilité de déposer de nouveaux dossiers, qui seront examinés par la Direction générale des Mines et de la Géologie. Les candidats à un permis de recherche doivent notamment justifier de leurs capacités techniques et financières, présenter un programme de travaux et préciser le périmètre concerné.

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Le permis de recherche, qui confère un droit exclusif sur le périmètre attribué, est délivré pour trois ans et peut être renouvelé deux fois pour une durée de deux ans. L'autorisation de prospection relève, elle, d'un régime non exclusif. Elle permet de rechercher des substances minérales sur une zone déterminée pendant deux ans, avec la possibilité de deux renouvellements d'un an.

Pour Lomé, la réouverture des procédures intervient alors que le gouvernement cherche à améliorer sa connaissance du potentiel minier du pays et à renforcer l'attractivité du secteur auprès des investisseurs. Les travaux d'exploration constituent en effet un préalable à l'identification et à l'évaluation des ressources susceptibles, à terme, de faire l'objet d'une exploitation. Le ministère indique avoir analysé 370 ressources minières en 2024, parmi lesquelles des lingots d'or, des pierres précieuses et des échantillons géochimiques.

Cette volonté de mieux documenter le sous-sol intervient dans un contexte où le Togo cherche à diversifier les ressources susceptibles de soutenir son secteur extractif. Le pays dispose notamment de réserves de phosphate et présente également un potentiel dans l'or, le manganèse, le calcaire ainsi que dans certains minéraux critiques. En 2023, le pays comptait 15 permis de recherche minière actifs, selon les données communiquées par le ministère des Mines.

La reprise des demandes intervient parallèlement à la poursuite de la réforme du cadre minier. Les autorités souhaitent mettre en place une réglementation davantage axée sur la transparence, la durabilité, l'inclusion et un meilleur encadrement de la valorisation des ressources naturelles. L'objectif est ainsi de permettre la relance de l'exploration tout en poursuivant la modernisation des règles qui régissent le secteur.

La mesure concerne l'ensemble du territoire togolais et les substances minérales relevant de ce régime. Les matériaux de construction et les minéraux industriels restent toutefois exclus du champ de cette réouverture.

Fanuelle YAO 

Publié le 24/08/26 17:12

La Rédaction

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