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Un bras de fer fiscal entre Kinshasa et le Suisse Glencore aboutit à la fermeture des bureaux de Kamoto Copper Company

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La Direction générale des impôts (DGI) de la République démocratique du Congo (RDC) a fait fermer les bureaux de Kamoto Copper Company (KCC), principale filiale du groupe suisse Glencore dans le cuivre et le cobalt, après l'échec des discussions engagées entre les deux parties pour tenter de régler leur différend fiscal.

Selon Bloomberg News, les bureaux de Kamoto Copper Company, situés à Kolwezi, ont été placés sous scellés jeudi par l'administration fiscale. L'agence rapporte que cette décision est intervenue " après l'échec des discussions engagées avec l'entreprise pour tenter de régler le différend ", la DGI estimant que la filiale congolaise de Glencore " doit plusieurs milliards de dollars au Trésor public ". Deux personnes proches du dossier, citées par Bloomberg, indiquent toutefois que cette opération n'a interrompu ni la production de la mine ni le fonctionnement des installations de traitement.

Glencore conteste, de son côté, les accusations formulées par le fisc congolais. Interrogé par Reuters, le groupe affirme dans une déclaration transmise à l'agence de presse : " Nous contestons les affirmations des autorités fiscales. Nous poursuivons nos échanges avec les autorités. " La société précise également que la fermeture des bureaux administratifs n'a eu aucun impact sur les activités de production de Kamoto. Reuters indique, par ailleurs, que la Direction générale des impôts n'a pas répondu à sa demande de commentaire.

Une mine stratégique au cœur d'un dossier sensible

Ce différend concerne l'un des actifs miniers les plus importants de Glencore à l'échelle mondiale. Kamoto Copper Company est détenue à 70 % par le groupe suisse, les 30 % restants appartenant à l'État congolais et à une entreprise publique. La mine a produit environ 190 000 tonnes de cuivre l'an dernier et Glencore ambitionne de porter sa capacité annuelle à 300 000 tonnes, selon Bloomberg.

Ce regain de tensions intervient également dans un contexte où l'actionnariat de certains actifs congolais de Glencore pourrait évoluer. En février, Orion CMC, un véhicule d'investissement soutenu par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), a annoncé un accord préliminaire visant à acquérir 40 % de la participation détenue par Glencore dans Kamoto ainsi que dans une autre mine congolaise de cuivre et de cobalt. Bloomberg précise toutefois que cette transaction n'a pas encore été finalisée.

À ce stade, la fermeture des bureaux de Kamoto ne remet donc pas en cause l'exploitation de la mine. Elle traduit néanmoins un durcissement manifeste du bras de fer entre l'administration fiscale congolaise et l'un des principaux investisseurs étrangers du secteur minier, dans un pays qui occupe une place stratégique sur les marchés mondiaux du cuivre et du cobalt.

Perton Biyiha 

Publié le 12/07/26 13:06

La Rédaction

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