L'opération annoncée il y a plus d'un an entre le négociant mondial en matières premières Vitol et le groupe pétrolier italien Eni ne sera finalement pas menée à son terme pour les actifs situés en République du Congo. L'information figure dans le rapport annuel 2025 de Vitol, consulté par Sika Finance, dans lequel le groupe indique que la transaction a été résiliée après l'expiration de la date limite prévue par le contrat.
Dans ce document financier, Vitol précise qu'" une transaction conclue avec le groupe pétrolier italien Eni portant sur des actifs en République du Congo a été résiliée après l'expiration de la date limite contractuelle ("long stop date") fixée à mars 2026 ". Cette formulation signifie que les parties n'ont pas été en mesure de finaliser l'opération avant l'échéance prévue, entraînant ainsi la résiliation de l'accord conformément à ses dispositions contractuelles.
Cette transaction remontait à mars 2025. À cette période, Eni et Vitol avaient annoncé un accord d'une valeur de 1,65 milliard de dollars, hors ajustements de clôture, portant sur plusieurs actifs pétroliers et gaziers en Côte d'Ivoire et en République du Congo. L'opération devait notamment permettre à Vitol d'acquérir des participations dans le gisement Baleine, en Côte d'Ivoire, ainsi que dans le projet Congo LNG, en République du Congo. Sa réalisation restait toutefois soumise à plusieurs conditions suspensives, notamment l'obtention des autorisations réglementaires et des différentes approbations requises.
Une transaction interrompue sans explication
Le rapport annuel de Vitol ne fournit aucune explication sur les raisons pour lesquelles ces conditions n'ont pas été remplies avant l'échéance de mars 2026. Comme le relève Reuters, le document se borne à indiquer que " a transaction with Italian major Eni for assets in the Republic of Congo had been terminated after reaching a long stop date in March 2026 ", sans préciser les actifs concernés, leur valeur respective, les motifs de l'échec de l'opération, ni les conséquences éventuelles pour les deux entreprises ou pour la République du Congo.
La " long stop date " mentionnée dans le rapport correspond à la date limite fixée par le contrat pour satisfaire l'ensemble des conditions suspensives nécessaires à la finalisation de la transaction. À défaut de remplir ces exigences avant cette échéance, les parties étaient en droit de mettre fin à l'accord sans procéder à son exécution.
En l'état des informations rendues publiques, il demeure également impossible de déterminer si seule la composante congolaise de l'opération est concernée ou si d'autres volets de l'accord conclu en mars 2025 entre Eni et Vitol ont également été affectés. Le rapport ne précise pas non plus quelles autorisations n'auraient pas été obtenues, ni si les deux groupes envisagent de reprendre ultérieurement leurs discussions.
Perton Biyiha
Publié le 27/07/26 17:37
La Rédaction
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