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Les données consolidées arrêtées au 30 juin 2025 permettent une réévaluation complète et objective de la valeur intrinsèque de la BNA. Cette mise à jour intègre la valorisation économique du portefeuille de participations ainsi que l’impact du portefeuille obligataire, deux composantes désormais déterminantes dans l’analyse du bilan:
1. Portefeuille de participations : revalorisation de l’ensemble du périmètre
• Valeur comptable totale : 210 M TND
• Valeur économique (cours de marché + multiples sectoriels pour les non cotées) : ≈ 360 M TND
• Plus-value latente consolidée : ≈ +150 M TND
Cette revalorisation provient principalement de :
• BNA Assurances (52,16 %, valorisée au cours de 3,40 DT)
• Tunis-Re, valorisée à son cours boursier
• la réévaluation sectorielle des co-entreprises, holdings et filiales financières
2. Capitaux propres économiques : correction de la valeur comptable publiée
• Capitaux propres comptables : 2 080 M TND
• Ajustement participations : +150 M TND
• Ajustement portefeuille obligataire (valorisation économique) : +40 M TND
• Capitaux propres économiques ajustés : ≈ 2 270 M TND
Soit une valeur comptable nette économique de : ≈ 35,5 DT / action contre une VCN comptable figurant autour de 31–32 DT.
3. Valeur intrinsèque consolidée (SOTP + DCF)
• Valeur bancaire autonome (DCF prudent) : 10,0–10,5 DT / action
• Valeur participations revalorisée : 4,8–5,3 DT / action
• Contribution économique du portefeuille obligataire : 0,6–0,8 DT / action
Valeur intrinsèque consolidée : 15,5–16,5 DT / action
Cette fourchette est fondée sur des paramètres mesurables et directement dérivés des données publiées.
--> Conclusion : un écart significatif entre prix de marché et valeur économique
Au cours actuel d’environ 12,25 DT, la BNA présente une décote de 30 % à 38 % par rapport à sa valeur intrinsèque recalculée.
Cette décote :
• reflète avant tout un effet souverain (prime de risque pays),
• ne trouve pas son origine dans les fondamentaux de la banque,
• persiste malgré :
o un PNB en progression,
o un ROE supérieur à 11 %,
o un portefeuille de participations largement sous-évalué par la comptabilité,
o un portefeuille obligataire qui renforce le PNB et la valeur économique du bilan.
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SN
CEMAC


