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''La croissance en Afrique subsaharienne reste faible'' selon les projections 2023 de la Banque mondiale

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"(...) la croissance en Afrique subsaharienne reste faible" en 2023 selon le rapport semestriel Africa Pulse que vient de publier la Banque mondiale. 

La croissance économique en Afrique Subsaharienne devrait ralentir à 3,1% en 2023 contre 3,6% en 2022 selon les prévisions de la Banque Mondiale dans son dernier rapport intitulé Africa Pulse. Cette projection a été revue à la baisse de 0,4 point de pourcentage par rapport aux prévisions d'octobre 2022 de l'institution qui table sur 3,7 % de croissance en 2024 et 3,9 % en 2025, ce qui indique que le ralentissement de la croissance devrait atteindre un plancher cette année.

La faible performance des plus grandes économies du continent (Afrique du Sud et Nigéria), un risque de surendettement élevé, une inflation obstinément élevée et une faible croissance des investissements constituent les principales causes de la révision à la baisse de ses prévisions de croissance pour l'Afrique subsaharienne.

" Les décideurs politiques doivent redoubler d'efforts pour freiner l'inflation, stimuler la mobilisation des ressources intérieures et adopter des réformes favorables à la croissance, tout en continuant à aider les ménages les plus pauvres à faire face à l'augmentation du coût de la vie " a indiqué Andrew Dabalen, économiste en chef de la Banque mondiale pour l'Afrique. 

Avec la guerre en Ukraine qui a perturbé les circuits d'approvisionnement, l'inflation s'est particulièrement accélérée sur le continent pour atteindre 9,2 % en 2022, sous l'effet de la hausse des prix des denrées alimentaires et de l'énergie ainsi que de l'affaiblissement des monnaies. Selon la Banque Mondiale, le nombre de pays affichant des taux d'inflation annuels moyens à deux chiffres est passé de 9 en 2021 à 21 en 2022. Le niveau général des prix pourrait toutefois légèrement baisser à 7,5 % en 2023, quoique dépassant les fourchettes cibles des banques centrales dans la plupart des pays, projette l'institution.  

Par ailleurs, estime la Banque Mondiale, avec les répercussions économiques de la pandémie et de la guerre en Ukraine, le coût des emprunts s'est relevé et le niveau des investissements a drastiquement chuté. " La forte décélération de la croissance des investissements a été généralisée dans toutes les sous-régions, dans les pays, qu'ils soient riches ou pauvres en ressources, et parmi tous les types d'investisseurs,
qu'ils soient publics, privés ou étrangers ".

Fernand Ghokeng

Publié le 11/04/23 13:34

La Rédaction

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