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CEMAC : Baisse de 54% des liquidités excédentaires du système bancaire

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La surliquidité bancaire connaît un net repli dans la zone CEMAC dans le sillage du resserrement monétaire de la banque centrale. C'est ce qui ressort du dernier rapport du FMI, réalisé au terme des entretiens avec les institutions de la Communauté économique et monétaire de l'Afrique centrale (CEMAC) sur les politiques communes des États membres.

Selon le document, le volume de réserves excédentaires détenus par la cinquantaine de banques en activité dans la région est passé de 1 490 milliards FCFA en juillet 2023 à 1 042 milliards FCFA en décembre 2023 avant de descendre à 682 milliards de FCFA à fin mars 2024. Cela représente une baisse globale de 54,2%. Cette enveloppe représente les sommes que les banques détiennent dans leurs comptes après avoir constitué les réserves obligatoires, et qui n'est pas injecté dans l'économie, ni placé à la BEAC. On parle alors de réserves libres, réserves excédentaires voire réserves oisives.

Il s'agit d'une bonne nouvelle pour la banque centrale puisqu'une forte concentration par les banques de ces ressources constitue un véritable frein à la transmission de sa politique monétaire. Principal outil pour mener la politique monétaire dans la zone CEMAC, les taux directeurs déterminés par la BEAC fixent le taux d'intérêt auquel une banque commerciale peut emprunter de l'argent auprès de l'institut d'émission monétaire. Par conséquent, plus il est élevé, plus ces banques prêteront à des coûts élevés aux ménages, aux entreprises et même aux États. Pour la Banque centrale, l'objectif du relèvement est de décourager la dynamique du crédit et donc de réduire la création monétaire qui participe à l'accentuation des pressions inflationnistes. Or si les banques disposent d'un coussin de liquidités qui leur permet de s'émanciper des ressources de la BEAC, l'impact de la politique monétaire telle que voulue par la banque centrale en serait limité.

Selon le FMI, la majorité́ des réserves excédentaires sont détenues “essentiellement” par “un petit nombre de filiales d'institutions financières étrangères”. Pour éponger plus efficacement l'excès de liquidité de ces banques la BEAC a notamment opté pour l'émission de Bons du Trésor sur des maturités comprises entre 14 et 28 jours. En particulier, la BEAC a indiqué qu'elle continuerait à drainer des liquidités par le biais d'opérations hebdomadaires et d'opérations d'absorption de liquidités de longue durée et qu'elle poursuivrait ses consultations avec les banques en excès de liquidités afin d'accroître leur participation à ces opérations.

Cédrick JIONGO

Publié le 30/06/24 14:49

La Rédaction

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