La Guinée équatoriale, longtemps dépendante des hydrocarbures, mise désormais sur son sous-sol pour diversifier son économie. Le gouvernement a lancé un ambitieux programme de cartographie géologique dans la région continentale du Rio Muni, jusque-là largement inexplorée. L'objectif n'est pas seulement de détecter des ressources minières, mais de produire des données fiables et précises pour attirer des investisseurs internationaux et crédibiliser les projets miniers.
Les études menées par des entreprises spécialisées, dont des filiales de Rosgeo, révèlent un potentiel notable pour des métaux stratégiques et rares, indispensables à la transition énergétique mondiale. Or, nickel, titane et même certaines terres rares pourraient transformer le Rio Muni en zone pionnière d'exploitation minière durable, à condition que le cadre légal et la gouvernance locale soient renforcés.
L'initiative a aussi une dimension économique interne puisqu'une telle diversification permettrait de créer des emplois, développer des infrastructures et initier des chaînes de valeur locales. Le pays pourrait ainsi réduire sa dépendance aux fluctuations du pétrole, sécuriser ses finances publiques et s'affirmer comme un acteur minier émergent en Afrique centrale. Si les premières licences d'exploration réussissent à attirer de grands investisseurs, le Rio Muni pourrait rapidement devenir un hub minier régional, avec des retombées financières directes pour l'État et une visibilité internationale renforcée.
Publié le 18/11/25 17:56
La Rédaction
SN
CEMAC