En marge de la 7e édition du Forum international Afrique développement (FIAD), le groupe Attijariwafa bank, initiateur dudit forum, et le secrétariat de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), ont décidé de se donner la main pour accélérer le commerce et l'investissement sur le continent.
"Ce protocole d'accord porte sur la coopération des deux parties en vue de mobiliser des ressources, d'identifier et d'accompagner la mise en œuvre de projets dans les secteurs prioritaires comme l'infrastructure, l'énergie, l'agriculture, l'agro-industrie, l'automobile, l'industrie pharmaceutique, les transports et la logistique", précise le communiqué approuvé par les deux institutions.
Par cette signature, les deux parties s'engagent ainsi à soutenir les sociétés commerciales africaines (African Trading Companies) qui facilitent et stimulent le commerce intra-africain, à promouvoir la participation des femmes et des jeunes entrepreneurs à la ZLECAf pour favoriser davantage la création d'emplois et de projets, et à s'appuyer sur le Club Afrique Développement du groupe Attijariwafa bank, comme plateforme d'échange Sud-Sud en faveur de la communauté des entrepreneurs africains.
"En tant qu'institution financière panafricaine, Attijariwafa Bank est fermement engagée à accompagner cette dynamique de croissance et d'intégration économique. Cette convention représente non seulement une avancée significative pour nos deux organisations, mais également une opportunité unique de tirer parti des synergies créées par cette coopération renforcée", s'est félicité Mohamed El Kettani, président directeur général du groupe Attijariwafa bank.
Pour sa part, Wamkele Mene, secrétaire général de la ZLECAf, a souligné l'importance de renforcer davantage le rôle du secteur bancaire africain dans l'accompagnement des opérateurs économiques africains dans la prospection des opportunités d'affaires sur l'ensemble du continent.
Pour rappel, la Commission économique pour l'Afrique estime que la ZLECAf augmentera la valeur du commerce intra-africain de 15% (50 milliards de dollars) à 25% (70 milliards de dollars) d'ici 2040, en éliminant 90% des droits de douane sur les marchandises et en réduisant les coûts commerciaux.
Envoyé spécial à Casablanca, au Maroc
Publié le 28/06/24 14:22
Dr Ange Ponou
SN
CEMAC