Le Groupe de la Banque mondiale a approuvé, ce 10 mars, un financement de 215,9 millions de dollars, soit environ 118,7 milliards FCFA, pour soutenir un vaste programme destiné à transformer durablement le secteur agricole burkinabè.
Ce projet d'appui à la transformation de l'agriculture intervient dans un contexte où l'économie du Burkina Faso reste fortement dépendante de l'activité agricole. Le secteur constitue en effet un pilier central de la croissance, mais aussi un levier essentiel pour la sécurité alimentaire, la réduction de la pauvreté et la création d'emplois en milieu rural.
Miser sur les chaînes de valeur agricoles stratégiques
L'initiative soutenue par l'institution financière internationale vise avant tout à renforcer les chaînes de valeur agricoles prioritaires, en particulier celles du riz et du maïs. Deux cultures stratégiques pour le pays, tant pour l'alimentation des populations que pour le développement d'un tissu agroindustriel local.
‘'L'agriculture demeure un pilier central de l'économie burkinabè et un levier essentiel pour la sécurité alimentaire et la résilience des populations rurales. À travers ce projet, la Banque mondiale réaffirme son engagement à accompagner le Burkina Faso dans la transformation de son secteur agricole pour une croissance plus inclusive et durable'', a souligné Hamoud Abdel Wedoud Kamil, représentant résident de la Banque mondiale au Burkina Faso.
Le programme prévoit ainsi d'agir sur plusieurs leviers déterminants. Il s'agira notamment d'améliorer la productivité agricole, de moderniser les infrastructures de transformation et de faciliter l'accès des producteurs aux marchés.
Au-delà de la production, l'enjeu consiste également à structurer un véritable écosystème économique autour de l'agriculture, capable d'attirer davantage d'investissements privés et d'intégrer des technologies plus performantes.
Le programme sera déployé dans 4 régions du pays, sélectionnées pour leur potentiel agricole et pour la présence de chaînes de valeur prioritaires, notamment autour du riz et du maïs.
Cette approche territoriale vise à maximiser l'impact des investissements et à favoriser le passage à l'échelle des initiatives déjà engagées dans le cadre du Projet de résilience et de compétitivité agricoles.
Publié le 11/03/26 12:16
La Rédaction
SN
CEMAC