menu mobile

L’information économique au cœur des marchés africains

BVMAC : Deux nouveaux titres obligataires gabonais introduits en bourse pour 106,4 milliards FCFA

BRVMC0000000 - BRVMC
La BRVM Ouvre dans 12h11min


Le marché obligataire de la BVMAC densifie sa cote. Ce lundi 18 mai 2026, l'État gabonais a procédé à l'introduction officielle de sa double ligne obligataire dénommée " EOG 2025 à tranches multiples 2 ", pour un encours global de 106,47 milliards FCFA. Cette opération technique marque l'admission sur le compartiment réglementaire de 10 647 876 titres d'une valeur nominale de 10 000 FCFA, matérialisant la titrisation d'une levée de fonds initialement sursouscrite par le syndicat de placement, et qui vient désormais offrir une nouvelle poche de liquidité théorique pour les investisseurs de la zone CEMAC.

Pour optimiser la gestion du profil de sa dette et séduire une base diversifiée de bailleurs, Libreville a misé sur une structuration à deux maturités distinctes sous les codes ISIN GA000002063-6 et GA000002064-4. Le premier compartiment, baptisé " EOG 5,6% NET 2025-2027 II ", concentre le gros des volumes avec 8 521 635 titres à coupon court. Le second, intitulé " EOG 6% NET 2025-2028 II ", injecte 2 126 241 titres adossés à un rendement de 6 % net, confirmant la volonté du Trésor gabonais de lisser ses échéances de remboursement sur le moyen terme tout en s'alignant sur les exigences de primes de risque du marché.

Pour cette première journée de cotation, l'évaluation du marché secondaire s'est soldée par une relative stabilité des cours, les deux lignes s'affichant fermement à 100 % de leur valeur nominale. Toutefois, l'Avis de la BVMAC, signé par son Directeur Général Louis Banga Ntolo, révèle qu'aucun volume d'échange n'a été enregistré lors de cette séance inaugurale. Ce démarrage à l'équilibre met en perspective l'absence d'animation de marché immédiate par les Sociétés de Bourse (SDB), le carnet d'ordres n'ayant pas matérialisé de confrontation entre l'offre et la demande pour ces nouvelles maturités.

Ce calme initial traduit un comportement structurel bien connu des analystes de la zone. Dans un contexte régional marqué par une forte présence d'investisseurs institutionnels, principalement des banques et des compagnies d'assurances, les détenteurs de titres préfèrent sanctuariser ces actifs au bilan pour capter des coupons stables et sécurisés plutôt que de dynamiser le marché secondaire. Le défi reste entier pour la place de Douala, qui doit impérativement inciter les intermédiaires financiers à animer ces lignes gabonaises afin de transformer ce stock de dette en un marché obligataire réellement liquide et attractif.

Idrissa Diakité

Publié le 19/05/26 11:41

La Rédaction

SOYEZ LE PREMIER A REAGIR A CET ARTICLE

Pour poster un commentaire, merci de vous identifier.

1RTYNIS9Ud_Uc0VUv4aWpcYK8fuj9lFFNaCGOjYF_Rs False