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CEMAC : L'encours des valeurs du Trésor franchit 10 500 milliards FCFA à fin juillet

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L'encours des valeurs du Trésor de la CEMAC s'établit à 10 560,8 milliards FCFA au 31 juillet 2026, contre 10 219,3 milliards fin juin, selon les statistiques mensuelles publiées par la Cellule de Règlement et de Conservation des Titres de la BEAC. Cette progression de 3,34% sur un mois porte le taux d'endettement de la zone sur ce marché à 13,3% du PIB régional, contre 12,9% le mois précédent et 12% fin 2025. La trajectoire est continue depuis 2021, année où ce ratio ne dépassait pas 7,1%.

La répartition par pays confirme un net basculement à surveiller. Le Gabon devient le premier émetteur de la zone avec 3 424,1 milliards FCFA d'encours, devant le Congo (3 040,8 milliards) et le Cameroun (2 061,3 milliards), porté par une émission de 60 milliards FCFA à trois ans levée le 17 juillet. Sa progression mensuelle de 6,01% est la plus forte en valeur absolue de la CEMAC, loin devant celle de la Centrafrique (8,26% en pourcentage mais sur une base réduite) et celle du Tchad (2,66%). Seule la Guinée Equatoriale voit son encours reculer, de 1,55%.

Ce financement a un coût ascendant. Le taux moyen des ressources levées sur le marché passe de 8,29% en juin à 8,53% en juillet, avec une hausse particulièrement marquée sur les OTA gabonaises, dont le taux moyen bondit de 9,00% à 10,13% en un mois. À l'inverse, le coût des OTA camerounaises recule à 7,36%, une divergence qui traduit une différenciation croissante du risque entre émetteurs de la zone.

Du côté de la demande, le taux de souscription moyen aux émissions remonte légèrement à 76,23%, contre 72,44% en juin, tout comme le taux de participation des spécialistes en valeurs du Trésor, qui passe de 20,13% à 22,05%. Ces niveaux restent toutefois très en retrait de ceux observés en 2018, où le taux de souscription dépassait 200%, signe d'un marché parvenu à maturité mais confronté à un appétit des investisseurs moins automatique qu'à ses débuts.

La structure des détenteurs confirme d'ailleurs cette évolution. Les SVT conservent la première place avec 6 800,5 milliards FCFA, mais leur part relative recule à 64,4% de l'encours total, contre 80,8% en 2018, au profit des investisseurs institutionnels, qui pèsent désormais 2 153,5 milliards FCFA (20,4%) contre une part quasi nulle il y a huit ans. Les personnes physiques, au nombre de 2 620, détiennent pour leur part 379,9 milliards FCFA (chiffre du tableau détaillé de structure des détenteurs, partie II-B), confirmant l'élargissement progressif de la base d'investisseurs du marché régional.

Idrissa Diakité

Publié le 28/08/26 11:22

La Rédaction

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