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CEMAC : La BEAC sature le marché monétaire face à une demande explosive de près de 500 milliards FCFA

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L'appétit des banques commerciales de la zone CEMAC pour les liquidités ne faiblit pas en ce début de second trimestre 2026. Le dernier communiqué des résultats de l'appel d'offres d'injection de liquidités, publié ce 1er avril 2026 par la Banque des États de l'Afrique Centrale (BEAC), révèle une tension qui persiste sur la trésorerie des institutions de crédit de la région. Pour cette opération, la BEAC a maintenu une ligne ferme en n'allouant que les 400 milliards FCFA initialement mis en adjudication, malgré une frénésie acheteuse nettement supérieure.

Le marché a en effet affiché une vitalité débordante avec un montant total des offres exprimées s'élevant à 494,7 milliards FCFA. Avec un taux de souscription de 123,68 %, les 10 banques participantes ont manifesté un besoin de refinancement qui dépasse largement l'offre de la Banque Centrale. Ce gap de près de 95 milliards FCFA de demandes non satisfaites souligne l'étroitesse des poches de liquidités au sein de l'espace communautaire, contraignant les opérateurs à une discipline de trésorerie accrue.

Au niveau des conditions de financement, la BEAC reste fidèle à sa politique monétaire restrictive pour juguler les pressions inflationnistes. Le taux d'intérêt des appels d'offres (TIAO) est demeuré stable à 4,75 %, tandis que le coût de la facilité de prêt marginal s'établit à 6,25 %. Cependant, l'agressivité des banques pour capter le cash disponible a poussé le taux moyen pondéré des montants adjugés à 4,91 %, avec des soumissions maximales ayant atteint le palier de 5 %.

A noter que le coût de l'argent entre les banques elles-mêmes confirme que le crédit devient une denrée rare dans la sous-région. Sur le marché interbancaire, le taux de référence (TIMP) grimpe à 6 %, créant un écart significatif de 1,25 % par rapport au taux principal de la Banque Centrale. Il semble donc devenu beaucoup plus onéreux pour une banque de solliciter ses consœurs que de se ravitailler directement à la source. Une situation qui renforce la dépendance du secteur bancaire vis-à-vis des injections hebdomadaires de la BEAC pour équilibrer ses bilans.

Publié le 04/04/26 14:15

La Rédaction

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