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Congo : La Banque mondiale suggère une nouvelle hausse des prix du carburant

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En tant qu'exportateur de pétrole brut, le Congo a enregistré en 2022 des effets positifs sur ses finances publiques et sa situation extérieure du fait de la forte hausse des cours internationaux. Toutefois, cette même situation a alourdi considérablement le coût des subventions du carburant importé.

En vue de s'aligner sur ses engagements pris dans le cadre du programme des réformes en cours avec le Fonds monétaire international (FMI), le gouvernement a décidé de revoir à la baisse cette poche de dépense, ce qui a conduit à un ajustement des prix à la pompe.

Ainsi, depuis le 1er février 2023, le litre d'essence au Congo est vendu à 625 FCFA contre 595 FCFA par le passé ; celui du gasoil a augmenté de 25 FCFA pour s'établir à 500 FCFA.

" Le président de la République a bataillé fort pour convaincre le FMI qui exigeait jusqu'à 65% d'augmentation du prix de l'ensemble des produits pétroliers finis à la pompe ou au dépôt pour le gaz domestique ", avait confié le Premier ministre Anatole Collinet Makosso.

 Emboîtant le pas au FMI, la Banque Mondiale, dans son dernier rapport sur la situation économique du pays intitulé : " Réformer les subventions aux carburants fossiles ", suggère que Brazzaville aligne les prix de détail intérieurs sur les prix internationaux.

Selon l'institution, l'Etat a alloué un financement équivalent à 2,4% (contre 0,3% un an plus tôt) de son PIB pour geler les prix de détail des carburants. Mais celle-ci ne bénéficient qu'aux ménages les plus aisés qui captent respectivement 77% et 73 % du diesel et de l'essence vendus dans le pays.

" Les subventions sur les produits pétroliers (hors pétrole lampant) profitent principalement aux segments les plus riches de la population urbaine… Elles n'apportent qu'un soutien limité à la consommation finale de carburant des Congolais les plus pauvres par rapport à leurs dépenses totales ", peut-on lire.

Le rapport suggère de ce fait, de réduire progressivement cette enveloppe jusqu'à suppression totale ce qui impliquera une nouvelle hausse des prix à la pompe et par ricochet, un renchérissement du coût de la vie pour les ménages déjà pris en tenaille par les conditions de vie rendues âpres du fait de la hausse généralisée des prix sur le marché. Selon une simulation de la Banque, une augmentation du prix de 50%, par exemple, conduirait à une augmentation ponctuelle 4,2 % du taux d'inflation.

Pour atténuer l'impact de cette hausse sur les groupes et les secteurs affectés, la Banque suggère des mesures ciblées notamment le renforcement des programmes " filets sociaux ", l'amélioration de la transparence de la gestion des finances publiques, l'augmentation des dépenses sociales et l'intensification des investissements publics structurels productifs.

Fernand Ghokeng

Publié le 30/06/23 15:51

La Rédaction

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