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Congo : Plus de 1 000 milliards FCFA d’exportations au 4e trimestre 2025, un record porté par le gaz et le brut

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La balance commerciale congolaise a franchi un palier avec des exportations de biens totalisant 1 086,1 milliards FCFA au quatrième trimestre 2025. Cette performance repose sur une hausse des volumes de pétrole brut expédiés, qui se sont élevés à 3 283,2 milliers de tonnes au quatrième trimestre, soit une progression de 2,4 %. Le rapport souligne que cette augmentation des volumes a permis de compenser la baisse du prix moyen du baril de Brent, passé de 86 dollars au troisième trimestre à 78,3 dollars au quatrième trimestre 2025.

L'élément moteur de ce record de 1 086,1 milliards FCFA réside dans l'émergence du segment gazier. La production de gaz butane a enregistré une croissance vertigineuse de 120,6 % au quatrième trimestre 2025, atteignant 4 891,8 tonnes. Le document explique ce saut quantique par une " meilleure disponibilité de la ressource (GPL) au niveau de la raffinerie ". Cette nouvelle capacité d'exportation de produits transformés modifie progressivement la structure du commerce extérieur congolais, traditionnellement inféodé au seul brut.

Le raffinage a également contribué à cette dynamique avec une production de kérosène (Jet A1) en hausse de 16,5 % en glissement trimestriel, pour un volume de 9 352,2 tonnes. Cette vitalité du secteur aval pétrolier permet au Congo de diversifier ses sources de devises. En revanche, le rapport note une contre-performance des exportations de bois en grumes, en baisse de 9,6 % au dernier trimestre 2025, en raison des difficultés d'évacuation liées aux intempéries.

Cette valeur de 1 086,1 milliards FCFA d'exportations garantit un excédent commercial solide pour l'exercice 2025. Cet agrégat est crucial pour le maintien des réserves de change et la stabilité monétaire du pays. L'enjeu pour 2026, tel que suggéré par les données du rapport, sera de stabiliser la production minière, dont les exportations souffrent de l'épuisement des gisements de cuivre (-50,5 % au quatrième trimestre), pour ne pas laisser reposer la totalité de la croissance extérieure sur les seuls hydrocarbures.

Idrissa Diakité

Publié le 24/03/26 12:39

La Rédaction

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