Les dépenses d'investissement de l'État congolais n'ont été exécutées qu'à hauteur de 71,4 milliards FCFA à fin mars 2026, pour une prévision annuelle de 563,7 milliards FCFA, soit un taux d'exécution de 12,7%. Le rapport souligne que ces dépenses n'avaient connu aucune exécution au premier trimestre 2025, rendant la comparaison en base annuelle peu significative mais confirmant un démarrage structurellement lent de l'investissement public en début d'exercice.
Ces dépenses se répartissent entre 36,3 milliards FCFA financés sur ressources propres, soit 11,7% de la prévision, et 35,1 milliards FCFA sur ressources extérieures, soit 13,9% de la prévision. Cette quasi-parité entre financement interne et externe traduit une dépendance persistante aux appuis extérieurs pour la mise en œuvre des projets d'investissement public.
Au niveau des programmes budgétaires, plusieurs secteurs affichent des taux d'exécution particulièrement faibles. Le ministère de l'Énergie et de l'Hydraulique n'a mobilisé que 445,7 millions FCFA sur une prévision de 64,7 milliards CFA, soit 0,7%. L'aménagement du territoire et les grands travaux affichent un taux plus favorable de 24,2%, porté notamment par les projets structurants exécutés à 25% de leur enveloppe de 83,7 milliards FCFA.
Ce faible niveau d'exécution de l'investissement contraste avec la progression plus rapide des dépenses courantes, notamment de personnel, exécutées à 25% de leur enveloppe annuelle dès le premier trimestre. La structure de la dépense publique demeure ainsi orientée vers le fonctionnement plutôt que vers l'accumulation de capital productif, une caractéristique récurrente de l'exécution budgétaire en début d'exercice.
Les dépenses sociales d'investissement, en particulier, n'ont connu aucune exécution au premier trimestre, que ce soit sur ressources internes (148 milliards FCFA prévus) ou sur ressources externes (160,2 milliards FCFA prévus). Ce retard, s'il devait se prolonger sur les trimestres suivants, questionnerait la capacité de l'État à honorer ses engagements en matière d'infrastructures sociales sur l'ensemble de l'exercice 2026.
Idrissa Diakité
Publié le 14/08/26 15:29
La Rédaction
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