Le groupe émirati AD Ports Group a attribué des contrats représentant environ 735 millions d'AED, soit près de 200 millions de dollars, à des entreprises chinoises et congolaises pour la construction et l'équipement du futur terminal à conteneurs de Pointe-Noire, en République du Congo. Ces marchés concernent le développement du terminal East New Mole, qui sera exploité sous la marque Noatum Ports dans le cadre d'une concession accordée par l'État congolais.
Selon les informations publiées par AD Ports Group, deux contrats portant sur les infrastructures maritimes et les installations terrestres, d'une valeur combinée d'environ 551 millions d'AED, soit près de 150 millions de dollars, ont été attribués au groupement formé par Mar Contracting SARLU et MBTP SA, deux entreprises congolaises réunies en coentreprise. Un troisième contrat, évalué à 184 millions d'AED, soit environ 50 millions de dollars, a été confié au groupe chinois Shanghai Zhenhua Heavy Industries Co. Ltd (ZPMC) pour la fourniture d'équipements portuaires.
Dans sa communication officielle, AD Ports Group précise que " les contrats attribués comprennent deux contrats de travaux maritimes et d'infrastructures terrestres d'une valeur d'environ 150 millions de dollars américains attribués au groupement MAR Contracting Sarl et MBTP SA JV, ainsi qu'un contrat de 50 millions de dollars pour la fourniture de trois grues STS et de neuf grues RTG attribué à Shanghai Zhenhua Heavy Industries Co Ltd ".
Ces équipements constituent une composante essentielle du futur dispositif logistique du terminal. Les trois grues STS (Ship-to-Shore) seront utilisées pour les opérations de chargement et de déchargement des navires à quai, tandis que les neuf grues RTG (Rubber Tyred Gantry) serviront à la manutention et aux mouvements des conteneurs dans les zones de stockage.
L'attribution de ces marchés intervient dans le prolongement des accords signés le 7 mai à Brazzaville. Le projet est porté par Noatum Ports Congo Pointe-Noire, une coentreprise créée par AD Ports Group et le groupe maritime français CMA CGM, à travers sa filiale CMA Terminals, à la suite d'un accord conclu entre les deux partenaires en février 2025.
Le terminal sera exploité dans le cadre d'un contrat de concession signé avec l'État congolais pour une durée de trente ans, assortie d'une option de prolongation de vingt années supplémentaires. AD Ports Group précise que " selon les termes de l'accord de concession, le groupe détient le droit de développer des capacités de fret polyvalentes additionnelles, lesquelles seront évaluées en fonction de l'évolution de la demande commerciale ".
Le groupe apporte également des précisions sur le périmètre des travaux confiés aux entreprises retenues. Le volet maritime couvre la construction du quai, des structures offshore, des fondations destinées aux grues ainsi que des infrastructures côté mer. Les travaux terrestres comprennent, pour leur part, la construction des bâtiments administratifs, l'installation des équipements du terminal à conteneurs, le déploiement des réseaux techniques, des sous-stations électriques et des infrastructures de soutien.
AD Ports Group souligne par ailleurs que " la signature de ces contrats, d'une valeur combinée d'environ 200 millions de dollars américains, marque une étape majeure dans le développement du nouveau terminal à conteneurs ".
Dans sa première configuration, le terminal disposera d'un quai de 420 mètres avec un tirant d'eau de 16 mètres, lui permettant d'accueillir des navires de classe Patagonia. Une plateforme logistique d'une superficie de 100 000 m² est également prévue.
Selon le calendrier communiqué par les partenaires, les travaux devraient s'étendre sur une période d'environ deux ans, tandis que la mise en exploitation commerciale du terminal est annoncée pour le quatrième trimestre 2028.
AD Ports Group avance également des estimations concernant les retombées économiques potentielles du projet. Le groupe prévoit qu'environ 800 emplois pourraient être mobilisés pendant la phase de construction. Une fois les installations mises en service, près de 400 emplois directs supplémentaires pourraient être créés, auxquels s'ajouteraient jusqu'à 7 000 emplois indirects liés aux activités économiques susceptibles de se développer autour du terminal, soit un total potentiel de près de 9 000 emplois directs et indirects.
Perton Biyiha
Publié le 19/05/26 10:24
La Rédaction
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CEMAC