Des solutions concrètes et accessibles pour les femmes entrepreneures en Côte d'Ivoire sont au cœur du partenariat entre Visa et Fin'ELLE, qui leur permettront d'accéder au marché international et de se former aux outils numériques.
Visa, le leader mondial des paiements numériques, et Fin'ELLE, une institution de microfinance axée sur l'entrepreneuriat féminin, vont développer de nouvelles solutions de financement pour les femmes entrepreneures. Un accord a été signé à cet effet, ce jeudi 3 août à Abidjan.
Ce partenariat vise à mettre à la disposition des femmes, des solutions concrètes et accessibles afin de leur permettre de se développer. À terme, cette association Visa - FIN'Elle ambitionne de faciliter l'inclusion financière et renforcer l'autonomisation des femmes entrepreneures.
"Il était important pour nous de mettre à la disposition des femmes dirigeantes d'entreprises, actives dans le domaine agricole et dans le commerce, des solutions qui permettent d'accéder, non seulement aux services financiers locaux, mais aussi au marché international. Avec notre partenaire Visa, nous allons mettre en place, sur toutes nos plateformes digitales et sur notre réseau, des solutions qui nous permettent de surmonter ensemble les obstacles qui se présentent encore pour entamer le dynamisme et la créativité des femmes dirigeantes d'entreprises ", a expliqué Pierrette Kouakou, directrice générale de FIN'Elle.
Plus concrètement, dans le cadre de ce partenariat, les femmes bénéficieront de programmes de formation qui leur permettront de développer leurs compétences managériales et digitales. En outre, des solutions de paiement seront également mises en place, notamment dans les zones rurales, ainsi que des modules de formation pour favoriser l'accès des femmes de ces zones au marché international. Ce sont plus de 20 000 femmes, à savoir toute la clientèle de FIN'Elle, qui sont visées par ce programme.
Selon la responsable de FIN'Elle, en Côte d'Ivoire, 70% des femmes qui ont des activités génératrices de revenus exercent dans le secteur informel, et moins de 50% d'entre elles sont alphabétisées. Avec la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf), qui vise un marché unique pour l'Afrique, cette situation pourrait les défavoriser face à la concurrence.
L'une des solutions à ces problèmes pourrait se trouver dans l'utilisation des services financiers digitaux. Pour Carl Manlan, vice-président de l'impact social pour Visa Afrique, ‘‘avoir une carte Visa, c'est comme si on avait un passeport vers le commerce international''. En effet, la carte permet de faire ses commandes à l'étranger et de les payer sans se déplacer, créer des places de marché virtuelles qui permettent aux individus partout dans le monde de se connecter.
Publié le 03/08/23 18:07
Jean-Marc Gogbeu
SN
CEMAC