L'inflation poursuit son reflux en Côte d'Ivoire. En août 2026, les prix à la consommation ont progressé de 1,2% sur un an, soit 0,7 point de moins qu'en juillet, selon les chiffres officiels. Cette décélération ne signifie toutefois pas la disparition des tensions, plusieurs produits du quotidien continuant d'afficher des hausses sensibles.
Trois postes concentrent l'essentiel des pressions inflationnistes. Les transports enregistrent la plus forte progression, à 4,1%, sous l'effet notamment de l'augmentation des prix de l'essence (+5,8%), du diesel (+3,6%) et du transport de passagers par bus et autocar (+4,4%).
Les restaurants et hôtels suivent avec une hausse de 1,6%, tandis que les produits alimentaires et boissons non alcoolisées augmentent de 1,2%.
Dans l'alimentaire, la situation reste contrastée. Les prix du poisson se sont renchéris de 11,1%, ceux des légumes fruitiers de 13,7% et ceux de la viande fraîche, réfrigérée ou congelée de 6%. À l'inverse, les céréales ont reculé de 3,9%, les tubercules, plantains et bananes à cuire de 6,3%, tandis que les huiles végétales ont baissé de 2,2%.
Des tensions encore présentes dans le fond de l'inflation
Le ralentissement global masque ainsi une certaine persistance des tensions. Les prix des produits frais progressent encore de 1,9 % sur un an, tandis que l'inflation sous-jacente, qui exclut les produits frais et l'énergie afin de mieux mesurer les pressions plus durables sur les prix, atteint 1%.
L'énergie constitue en revanche un facteur de modération, avec un repli de 0,2% en glissement annuel. Les prix des meubles, articles de ménage et produits d'entretien diminuent également de 0,4%, notamment grâce au repli des produits de nettoyage et d'entretien (-1,8%).
Publié le 11/09/26 14:36
Dr Ange Ponou
SN
CEMAC