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Côte d’Ivoire : Plus de 2 000 milliards FCFA d’investissements prêts à obtenir l’agrément du CEPICI en 2026

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La BRVM Ouvre dans 64h42min

Selon l'analyse des projets susceptibles d'obtenir l'agrément du Centre de Promotion des Investissements en Côte d'Ivoire (CEPICI) en 2026, 8 initiatives totalisant 2 084 milliards FCFA d'investissements potentiels pourraient structurer la prochaine phase de croissance du pays.

Au-delà du volume financier, ce portefeuille révèle une évolution majeure. L'investissement privé ne se concentre plus uniquement sur les infrastructures classiques, mais s'oriente vers la transformation productive, l'autonomie énergétique et la création de chaînes de valeur locales.

3 moteurs pour une nouvelle phase de croissance

Le pipeline d'investissements repose sur trois axes clairement identifiables.

D'abord, l'agro-industrie, avec des projets destinés à renforcer la sécurité alimentaire et à réduire la dépendance aux importations. Ensuite, la transition énergétique, devenue un levier central pour soutenir la compétitivité industrielle. Enfin, l'industrialisation, à travers des plateformes productives et des projets d'assemblage destinés au marché régional.

Si ces projets se matérialisent, leurs effets pourraient être multiples. Accélération de la demande en équipements, stimulation du secteur du BTP, création d'emplois et développement des services logistiques figurent parmi les principaux impacts attendus.

Des méga projets déterminants pour la réussite du programme

L'analyse met toutefois en évidence une forte concentration des montants. Les trois principaux projets représentent à eux seuls plus de 62% de l'enveloppe totale.

Le complexe agro-pastoral VESCO FARM, estimé à 700 milliards FCFA, domine largement le portefeuille. Il vise la structuration d'une filière laitière locale capable de réduire les importations et d'organiser l'ensemble de la chaîne de valeur, de l'alimentation animale à la distribution.

À ses côtés, la zone franche industrielle CAFTRADE à PK24, dotée de 350 milliards FCFA, ambitionne de créer un pôle d'attraction pour les investissements industriels étrangers. Enfin, le projet BIOCRUDE, orienté vers la transformation des déchets en énergie et matériaux, incarne l'émergence d'une économie circulaire industrielle.

Cette concentration implique un enjeu majeur. La performance globale dépendra largement de la capacité d'exécution de ces méga projets. Tout retard significatif pourrait réduire sensiblement le niveau d'investissement effectivement réalisé en 2026.

L'énergie devient un levier stratégique de compétitivité

Près d'un tiers des investissements envisagés concerne le secteur énergétique. Projets solaires, biomasse issue du cacao et valorisation énergétique des déchets traduisent une volonté de traiter un obstacle structurel à l'industrialisation africaine : le coût et la fiabilité de l'électricité.

Les initiatives portées notamment par AMEA Power, Infinity Power ou encore SODEN matérialisent cette mutation. La biomasse cacao offre un double dividende économique et environnemental, en transformant un résidu agricole en source d'énergie productive.

Cette orientation constitue un changement qualitatif. Une énergie plus stable et moins coûteuse améliore directement la compétitivité industrielle et favorise l'installation d'activités manufacturières à plus forte valeur ajoutée.

Industrialisation et substitution aux importations en ligne de mire

Le troisième pilier repose sur la création d'écosystèmes industriels. La zone franche CAFTRADE pourrait jouer un rôle de catalyseur en attirant plusieurs entreprises au sein d'un même cluster productif, générant ainsi des effets d'agglomération.

Le projet d'assemblage automobile YUKS–CHERY s'inscrit quant à lui dans une logique de substitution aux importations et de positionnement régional. Son succès dépendra toutefois de la taille du marché, du cadre tarifaire et du développement d'un contenu local compétitif.

L'agrément à l'investissement accordé par le CEPICI s'accompagne généralement d'avantages fiscaux et douaniers. Pour l'État, l'enjeu consiste donc à maximiser les retombées économiques tout en maîtrisant le coût budgétaire.

Les bénéfices attendus sont importants. Création d'emplois, montée en gamme industrielle, amélioration de la balance commerciale et développement des infrastructures productives figurent parmi les gains potentiels.

Publié le 27/02/26 15:27

La Rédaction

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