La coopération entre la Côte d'Ivoire et la Banque africaine de développement (BAD) continue de se renforcer, portée par un portefeuille de projets d'une ampleur remarquable. À fin mars 2026, les financements actifs de l'institution panafricaine dans le pays totalisaient 44 opérations pour un volume global de 2,91 milliards d'unités de compte, soit environ 4 milliards de dollars (2 227 milliards FCFA), confirmant la place stratégique de la Côte d'Ivoire parmi les partenaires majeurs de la banque sur le continent.
Ces chiffres ont été mis en lumière à l'occasion de la première revue trimestrielle 2026 du portefeuille des projets et programmes financés par la BAD, organisée les 9 et 10 avril à Abidjan par le ministère ivoirien en charge du Plan et du Développement. Cette rencontre technique a réuni les principales parties prenantes impliquées dans la mise en œuvre et le suivi des projets financés par l'institution.
Avec 44 projets et programmes en cours d'exécution, la BAD accompagne aujourd'hui la Côte d'Ivoire dans plusieurs secteurs structurants : infrastructures de transport, énergie, agriculture, développement social et renforcement du capital humain. L'ampleur du portefeuille, estimé à près de 4 milliards de dollars, illustre le niveau de confiance entre l'institution financière africaine et les autorités ivoiriennes.
Autre indicateur encourageant, l'amélioration de la performance globale des projets. Selon les données présentées lors de la revue, le taux de projets signalés à risque est passé en dessous du seuil institutionnel, atteignant environ 10% à fin décembre 2025. Une évolution qui traduit un meilleur suivi de l'exécution des programmes et une efficacité accrue dans la gestion des financements.
La revue trimestrielle du portefeuille constitue désormais un outil central de pilotage pour les autorités ivoiriennes. Ce mécanisme permet d'évaluer régulièrement l'état d'avancement des projets, d'identifier les éventuelles contraintes d'exécution et d'apporter rapidement des solutions opérationnelles. À travers cette démarche, les autorités du pays entendent renforcer la transparence et l'efficacité dans la gestion des projets financés par les partenaires techniques et financiers, tout en s'inscrivant dans une logique de gestion axée sur les résultats.
Publié le 16/04/26 14:21
Narcisse Angan
SN
CEMAC