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Euronext : 40 grandes institutions financières d'Afrique et du Moyen-Orient certifiées pour leur gouvernance

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Quarante grandes institutions financières issues de 20 pays d'Afrique et du Moyen-Orient ont obtenu la certification financière et extra-financière de Coficert, attestant d'un alignement strict sur quatre référentiels mondiaux majeurs. Il s'agit de la norme ISO 37001 dédiée à la lutte contre la corruption, de la norme AML 30001 pour la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement du terrorisme, de la norme MSI 20000 évaluant la qualité de la gouvernance financière et, enfin, de la norme ESG 1000 centrée sur la qualité de la gouvernance extra-financière. Figurent notamment parmi ces entreprises des institutions de premier plan à l'instar des groupes NSIA Banque (Côte d'Ivoire, Bénin, Togo), BGFIBank (Cameroun), BGFI Holding Corporation, BSIC (Sénégal), ainsi que des structures d'Afrique du Nord comme la CDC et Advans Tunisie, l'UIB, la STB, la BIAT ou encore Amen Bank, Attawfiq du Groupe Banque Populaire (BCP) du Maroc et GB Capital Egypt. 

Pour officialiser ces distinctions, une cérémonie de certification a réuni les hauts dirigeants de ces entreprises à la Bourse de Paris le jeudi 25 juin. C'est en effet dans l'enceinte même du siège d'Euronext que l'organisme de certification français Coficert, agissant sous l'égide de l'organisation non gouvernementale luxembourgeoise International Group for Sustainable Finance (IGSF), a orchestré la seconde édition internationale de cette remise de certificats. Au-delà du prestige de la rencontre, cette forte mobilisation met en relief la trajectoire vertueuse empruntée par le secteur financier du continent. De fait, pour les délégations africaines venues en nombre à Paris, ces distinctions matérialisent des efforts continus et une attention rigoureuse portée aux enjeux cruciaux de gouvernance, risque et conformité financière. 

"En nous réunissant à Euronext, nous affirmons notre volonté collective de renforcer les passerelles entre l'Europe, l'Afrique et le Moyen-Orient autour de valeurs communes : la transparence, l'intégrité, la responsabilité, la performance et la création de richesse et de valeur durable", a déclaré Gilles Ohana, Directeur de la Cotation internationale chez Euronext, soulignant la portée de cet événement. 

Ces quatre normes, particulièrement strictes et exigeantes, forment un cadre intégré et cohérent pensé pour répondre aux attentes des régulateurs, des partenaires et des investisseurs à l'échelle mondiale. Parallèlement, le contexte géopolitique et géoéconomique de ces dernières années a suscité une demande croissante en faveur de l'émergence d'une norme certifiable couvrant à la fois la continuité d'activité et la résilience. 

C'est pourquoi, face à ces mutations économiques et géopolitiques, les acteurs de la finance s'accordent sur la nécessité d'établir des langages de confiance unifiés. Jérôme Gacoin, Président de Coficert, a rappelé à ce titre que "dans un environnement économique où la crédibilité devient un actif stratégique, un langage commun à travers les normes internationales constitue un véritable passeport de confiance entre les organisations, les investisseurs et les régulateurs". 

Par ailleurs, la cérémonie a été marquée par l'annonce officielle d'un nouveau standard de résilience opérationnelle, la norme BCP 5005, axée sur les plans de continuité d'activité. Véronique De La Bachelerie, Présidente de l'IGSF, a mis en perspective cette avancée en déclarant que "les entreprises entrent dans un monde marqué par des crises plus ou moins violentes, de portée géographique souvent mondiale et de nature différente, qui se succèdent et se rapprochent ". Elle a précisé que les entreprises doivent désormais montrer leur capacité à gérer des situations extrêmes et extraordinaires vis-à-vis des parties prenantes de leur chaîne de valeur les plus critiques pour maintenir un niveau d'activité acceptable. 

Il convient de souligner que cette démarche s'inscrit au cœur d'une ère complexe où les flux financiers illicites se sont considérablement opacifiés, exigeant des réponses technologiques avancées. Une lutte efficace contre le blanchiment de capitaux doit désormais dépasser les méthodes traditionnelles pour intégrer impérativement la modernisation des processus de vérification (KYC et KYB numériques), indispensable pour percer l'opacité et rendre enfin visibles ces flux qui cherchent délibérément à dissimuler leur origine.

Anselme Akéko

Publié le 01/07/26 10:01

La Rédaction

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