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Sénégal : Une année 2027, sous le sceau des urgences sociales

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Au Sénégal, le ministre de l'Économie, des Finances et du Plan, Cheikh Diba a sacrifié le mardi 30 juin 2026, à la traditionnelle session du débat d'orientation budgétaire. À cet effet, il a décliné les grandes priorités de l'État pour l'année 2027. Elles concernent prioritairement la santé, les infrastructures, l'éducation, l'agriculture et l'emploi. Elles figurent au premier rang des attentes selon le gouvernement.

Elles sont suivies par l'assainissement, l'élevage, la sécurité, l'industrie, la pêche, le commerce, l'environnement ainsi que le renforcement de l'intégration africaine, notamment à travers la facilitation des échanges, la mobilité, les infrastructures régionales et le développement des

chaînes de valeur. Ces priorités, pour le ministre Cheikh Diba, doivent éclairer les arbitrages budgétaires. Cependant, a-t-il expliqué, elles ne sauraient être appréhendées comme une simple juxtaposition de demandes sectorielles, mais doivent s'inscrire dans une vision cohérente de développement territorial, de transformation économique et d'intégration régionale.

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Dans le domaine de l'agriculture, de la souveraineté alimentaire et de l'élevage, les priorités doivent être territorialisées en fonction des vocations productives des différentes zones du pays. Elles concernent notamment la maîtrise de l'eau, les aménagements, les aménagements dans les vallées et bassins de production, la mécanisation, l'accès aux semences et aux intrants, le stockage, les chambres froides, la transformation locale et la structuration des chaînes de valeur.

Dans les zones sylvopastorales, les efforts devront aussi porter sur les marchés à bétail, les parcs de vaccination, les forages pastoraux, les unités de production animale, la sécurisation du foncier pastoral et le financement des filières. Dans le domaine de l'eau et de l'assainissement, les priorités devront viser l'amélioration durable de l'accès à l'eau potable dans les zones rurales, périurbaines et enclavées, à travers les forages, les adductions d'eau, la maintenance des ouvrages et le renforcement de la qualité du service.

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Ces politiques, aux yeux du ministre Cheikh Diba, devront également accompagner les grands projets de mobilisation et de transfert de l'eau, tout en accélérant l'assainissement urbain et rural, le drainage des eaux pluviales, la lutte contre les inondations, la gestion des boues de vidange et la résilience des quartiers les plus exposés. En matière d'éducation, les priorités doivent répondre aux disparités persistantes entre les territoires.

Elles portent notamment sur la résorption des abris provisoires, la construction et la réhabilitation des écoles, le développement du préscolaire, l'amélioration des cantines scolaires, le recrutement et le déploiement équilibré des enseignants, le renforcement des apprentissages, l'inclusion des enfants vivant avec un handicap ainsi que la modernisation de la gestion scolaire. Une attention particulière devra être accordée aux localités rurales, frontalières, périurbaines et éloignées des pôles de services.

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Dans le secteur de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation, les efforts devront porter sur l'achèvement des chantiers universitaires, le renforcement des œuvres sociales, l'équipement des établissements, le paiement régulier des bourses, le développement des infrastructures numériques, l'appui à la recherche appliquée, l'innovation et l'insertion professionnelle des diplômés. Les projets universitaires devront contribuer à un meilleur maillage territorial de l'offre de formation, en lien avec les besoins économiques et sociaux des régions.

Au sujet de la santé, les priorités devront concerner le renforcement des infrastructures sanitaires de proximité, la modernisation des plateaux techniques, la disponibilité des médicaments et produits de santé, le recrutement et le déploiement du personnel qualifié, la santé maternelle et infantile, la prévention, la prise en charge des maladies chroniques, la couverture maladie et les mécanismes de solidarité. Les investissements devront cibler en priorité les districts sanitaires insuffisamment couverts, les zones rurales et les localités éloignées des structures de référence.

Publié le 01/07/26 09:49

Mouhamadou Dieng

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