Pour faire face aux crises concomitantes dans le monde, telles que la montée de l'inflation, l'aggravation de l'insécurité alimentaire, la guerre en Ukraine et la fragilité, et les effets négatifs persistants de la pandémie de la Covid-19, la Banque mondiale a significativement accru depuis 2020 ses financements au profit de ses pays membres.
Ainsi, c'est un montant record de 114,9 milliards de dollars qui a été déployé par la Banque durant l'exercice 2022 (1er juillet 2021 – 30 juin 2022) qui s'est achevé le 30 juin dernier, contre 109,7 milliards de dollars au cours de l'exercice précédent, soit une augmentation de 4,74%.
Dans le détail, ce chiffre englobe notamment un appui de 33,1 milliards de dollars de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD) aux pays à revenu intermédiaire et à un petit nombre de pays de la tranche supérieure, une enveloppe de 37,7 milliards de dollars de dons et de prêts à taux d'intérêt faible ou nul accordés par l'Association internationale de développement (IDA) aux pays les plus pauvres, ainsi qu'un volume sans précédent de 32,8 milliards de dollars d'engagements de la Société financière internationale (IFC).
En outre, l'Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA), qui a pour mandat de favoriser les investissements directs étrangers à fort impact dans les pays en développement, a émis 4,9 milliards de dollars de nouvelles garanties.
La sécurité alimentaire à l'échelle mondiale constituera le prochain défi de la Banque mondiale puisque l'institution de Bretton Woods prévoit y investir 170 milliards de dollars entre avril 2022 et juin 2023.
Publié le 20/07/22 10:35
Dr Ange Ponou
SN
CEMAC