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Gabon : 16 000 nouveaux titres fonciers finalisés, le coût de régularisation fixé à 600 000 FCFA

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Le Gabon accélère la régularisation foncière avec la finalisation de 16 000 nouveaux titres de propriété, tandis que les autorités confirment une tarification sociale de 600 000 FCFA pour les parcelles allant jusqu'à 2 000 m². Ces résultats ont été présentés ce 21 octobre 2026 au président Brice Clotaire Oligui Nguema par le ministre du Logement, de l'Habitat, de l'Urbanisme et du Cadastre, Mays Mouissi. Selon la présidence de la République, cette opération porte le nombre total de titres fonciers constitués au Gabon de 33 000 à près de 50 000, dans un pays où l'accès légal à la propriété demeure un parcours administratif et financier difficile pour de nombreux ménages.

La principale mesure pour les propriétaires concerne le coût de régularisation, désormais fixé à 600 000 FCFA pour les terrains d'une superficie maximale de 2 000 m². Auparavant, les dépenses liées à certaines procédures pouvaient atteindre 4 à 6 millions FCFA, selon les autorités. La nouvelle tarification représente ainsi une réduction pouvant atteindre 90% pour les dossiers les plus coûteux. Déjà annoncé en février 2026, ce plafonnement vise à faciliter l'obtention des documents de propriété, particulièrement pour les ménages disposant de revenus modestes. Il doit également contribuer à réduire les situations d'occupation foncière non régularisées.

Cette accélération repose sur la mobilisation de plusieurs administrations, notamment la Conservation foncière, la Société nationale immobilière (SNI) et l'Agence nationale de l'urbanisme, des travaux topographiques et du cadastre (ANUTTC). Les 16 000 titres finalisés concernent plusieurs localités, dont Bitam, Ovan, Ndendé, Mouyabi et Malinga, confirmant l'extension de l'opération au-delà du Grand Libreville. En septembre dernier, le ministère avait déjà fait état de plus de 24 000 décisions de cession traitées depuis le début de l'année. La régularisation comprend toutefois plusieurs étapes administratives, de la décision de cession à l'établissement du titre foncier proprement dit.

Au-delà de la sécurisation des terrains, l'accélération de la délivrance des titres fonciers présente également un intérêt pour le financement immobilier. En effet, un terrain disposant d'un titre juridiquement reconnu peut plus facilement être vendu, transmis ou proposé comme garantie dans le cadre d'une demande de financement bancaire. Pour les ménages comme pour les promoteurs immobiliers, la clarification des droits de propriété peut ainsi faciliter certaines transactions et réduire les risques de litiges. Ces perspectives restent néanmoins conditionnées aux procédures d'enregistrement, à la situation juridique des biens et aux critères de financement appliqués par les établissements bancaires.

La prochaine échéance est fixée au 22 octobre 2026, avec le lancement officiel de la distribution des titres fonciers sous le patronage du président de la République. Plusieurs milliers de dossiers supplémentaires restent en cours de traitement dans les administrations concernées. Pour le gouvernement, l'enjeu sera désormais de transformer cette accélération administrative en remises effectives aux bénéficiaires, tout en maintenant les tarifs annoncés et en réduisant les délais. La poursuite de cette réforme pourrait contribuer à sécuriser davantage de patrimoines familiaux et à améliorer le fonctionnement du marché foncier gabonais.

Idrissa Diakité

Publié le 22/10/26 14:17

La Rédaction

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