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Gabon : À Nkok, la panne du mécanisme qui devait financer l'attractivité

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L'Autorité administrative de la Zone d'investissement spéciale de Nkok, dirigée par Serge Samy Biveghe, traverserait une situation financière critique. Selon les informations relayées par la presse locale, le reversement de sa quote-part de 20 % des recettes générées par son activité connaîtrait des difficultés persistantes depuis 2025, asséchant progressivement la trésorerie de la structure et se traduisant par près de deux mois de salaires impayés pour le personnel.

Le mécanisme en cause présente un paradoxe qu'il convient de souligner : il ne s'agit pas d'une subvention budgétaire classique, mais d'une fraction des recettes que l'Autorité génère elle-même dans le cadre de son autonomie de gestion. C'est précisément ce circuit de reversement qui dysfonctionne, fragilisant une structure censée pourtant contribuer à la mobilisation des recettes publiques, l'une des priorités affichées par les autorités actuelles.

Un nouveau mécanisme serait à l'étude au niveau des administrations financières, sans certitude pour l'heure sur sa capacité à rétablir rapidement les équilibres. Dans l'immédiat, l'exaspération gagnerait les agents de l'Autorité, qui envisageraient un mouvement d'humeur dans les prochains jours, un scénario qui ferait peser un risque d'interruption ou de ralentissement des activités administratives de la zone.

Une telle paralysie, même partielle, aurait des répercussions directes sur les opérateurs économiques installés dans la zone industrielle, alors que Nkok demeure l'une des vitrines de l'attractivité gabonaise pour les investisseurs, en particulier dans la filière bois, qui vient de bénéficier d'une enveloppe de 20 milliards de créances TVA. L'enjeu dépasse ainsi la seule question salariale. L'urgence est désormais celle d'un arbitrage rapide entre les administrations financières et l'Autorité de Nkok, avant que la crise sociale ne débouche sur un blocage opérationnel de l'un des principaux pôles industriels du pays, à un moment où le Gabon cherche précisément à consolider sa crédibilité auprès des investisseurs.

Publié le 14/08/26 15:06

La Rédaction

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