Le gouvernement gabonais a procédé au retrait de 52 titres miniers à l'issue d'un audit administratif conduit du 29 juin au 16 octobre 2026. Selon les informations communiquées le 19 octobre par le ministère des Mines et des Ressources géologiques, cette décision concerne 41 permis de recherche et 11 permis d'exploitation. Les contrôles ont mis en évidence des manquements aux obligations légales et réglementaires imposées aux opérateurs. Les titres retirés retournent ainsi dans le domaine public de l'État.
Cette opération concerne deux catégories distinctes d'activités minières. Les permis de recherche autorisent les entreprises à explorer des zones déterminées afin d'en évaluer le potentiel minéral, tandis que les permis d'exploitation permettent l'extraction des ressources dans les conditions fixées par la réglementation. En retirant 11 autorisations d'exploitation, les autorités mettent fin aux droits miniers des titulaires concernés sur les périmètres visés. La récupération des 41 permis de recherche permet également à l'État de reprendre le contrôle de superficies précédemment attribuées à des opérateurs privés.
L'audit s'inscrit dans une série de mesures engagées par les autorités pour renforcer l'encadrement des activités extractives. Le 22 juin 2026, le gouvernement avait notamment annoncé la suspension des activités aurifères à petite échelle. Les contrôles administratifs ont ensuite porté sur plusieurs provinces à potentiel minier, notamment le Haut-Ogooué, l'Ogooué-Ivindo, l'Ogooué-Lolo, la Ngounié et le Woleu-Ntem. Ces territoires concentrent des activités de recherche et d'exploitation de ressources minérales, dont l'or, le manganèse et le fer.
L'origine de cette procédure remonte à une opération menée dans la Ngounié contre l'exploitation illégale de l'or. Dans un communiqué publié le 23 juin, le gouvernement évaluait, sur la base des données de l'Agence nationale des parcs nationaux (ANPN), les pertes annuelles liées au commerce illégal de l'or à près de 75 milliards FCFA. Cette estimation donne une dimension financière à la politique de contrôle engagée par Libreville, sans constituer une évaluation des recettes associées aux 52 titres retirés.
Idrissa Diakité
Publié le 21/10/26 12:01
La Rédaction
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