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Gabon : Avec 85 milliards FCFA empruntés à la Banque mondiale, l’État veut redresser l’accès à l’eau et à l’électricité et les performances de la SEEG

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Le Gabon s'apprête à contracter une nouvelle dette de 129,7 millions d'euros, soit 85,078 milliards FCFA, auprès de la Banque internationale pour la reconstruction et le développement (BIRD), l'une des institutions du Groupe de la Banque mondiale. Le Conseil des ministres du 18 septembre 2026 a approuvé le projet de loi autorisant cet emprunt, dont l'accord avait été signé le 26 août 2026. Les ressources financeront le Projet d'accès aux services de base et d'amélioration des performances (PASBAP).

Le financement doit intervenir sur trois services essentiels : eau potable, assainissement et électricité. Les investissements doivent notamment concerner le Grand Libreville ainsi que certaines zones périurbaines et rurales. Le communiqué ne fournit cependant pas la ventilation des 85,078 milliards FCFA entre eau, assainissement et électricité, pas davantage qu'il ne précise dans cette partie le nombre de ménages supplémentaires devant être raccordés. Il faudra donc suivre les documents d'exécution du PASBAP pour mesurer physiquement les résultats obtenus avec l'emprunt.

Le projet possède également un deuxième volet : l'amélioration des performances techniques, commerciales et financières de la Société d'énergie et d'eau du Gabon (SEEG). Le financement ne doit donc pas uniquement construire ou renforcer des infrastructures. Il doit aussi agir sur le fonctionnement de l'opérateur chargé de fournir deux services dont la qualité conditionne directement l'activité des ménages et des entreprises. Le programme prévoit parallèlement un renforcement du cadre institutionnel et réglementaire des secteurs concernés.

Les conditions financières permettent de mesurer l'engagement pris par l'État. L'emprunt est accordé pour 20 ans, avec un différé de cinq ans et un taux variable estimé à 4,79%. Son remboursement doit intervenir en 30 échéances semestrielles égales et consécutives. Ces caractéristiques inscrivent le financement dans le long terme, mais le caractère variable du taux signifie également que son coût définitif dépendra de l'évolution des conditions financières prévues au contrat.

Idrissa Diakité

Publié le 21/09/26 08:46

La Rédaction

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