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Gabon : Comment les réformes budgétaires pourraient dégager jusqu’à 670 milliards FCFA de marge supplémentaire

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Le Gabon disposerait encore d'une marge importante pour redresser ses finances publiques sans faire reposer l'ajustement uniquement sur de nouveaux emprunts ou de nouvelles hausses d'impôts. Dans sa Revue des Finances Publiques du Gabon 2026 : Améliorer les Politiques Budgétaires pour Obtenir de Meilleurs Résultats pour les Gabonais, la Banque mondiale estime que l'ensemble des réformes proposées pourrait générer un gain budgétaire net compris entre 1,8% et 5,3% du PIB. Sur la base d'un PIB d'environ 12 600 milliards FCFA, c'est environ 227 à 667 milliards FCFA, soit près de 670 milliards FCFA dans le scénario haut.

La première source de marge se trouve du côté des recettes. L'institution estime que les différentes réformes fiscales pourraient accroître les ressources publiques annuelles de 6,2% à 8,1% du PIB, soit environ 780 à 1 020 milliards FCFA. Le scénario repose notamment sur une meilleure conformité fiscale, la numérisation de la TVA, l'extension de Digitax, la rationalisation des exonérations, une meilleure fiscalité foncière et une mobilisation plus efficace des recettes extractives.

Le second levier réside dans l'efficacité des dépenses existantes. La Banque mondiale chiffre les économies potentielles à 2,7% à 4,3% du PIB par an, soit environ 340 à 542 milliards FCFA. Parmi les pistes avancées figurent la réduction progressive des subventions aux carburants, l'amélioration de la gestion de la masse salariale, notamment après l'identification de travailleurs fantômes, et une meilleure sélection des investissements publics. L'approche consiste donc à réallouer des crédits aujourd'hui jugés peu efficaces.

Ces gains ne seraient toutefois pas entièrement disponibles pour réduire le déficit ou financer de nouvelles infrastructures. L'institution de Bretton Woods estime qu'un relèvement des dépenses de santé, d'éducation et de protection sociale vers les niveaux de référence internationaux pourrait nécessiter environ 7,1% du PIB par an, soit près de 895 milliards FCFA. C'est après prise en compte de ces besoins supplémentaires que le rapport aboutit à une marge budgétaire nette comprise entre 1,8% et 5,3% du PIB.

Idrissa Diakité

Publié le 01/10/26 16:03

La Rédaction

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