La mission technique du Fonds monétaire international (FMI) a officiellement démarré ce 25 février 2026 à Libreville, à la faveur d'une audience entre le ministre de l'Économie et des Finances, Thierry Minko, et la cheffe de délégation du FMI, Aliona Cebotari. Selon le communiqué officiel, cette mission est consacrée à la collecte et à l'analyse des données macroéconomiques et fiscales du Gabon, étape préalable à toute évaluation approfondie des performances économiques récentes.
Les échanges portent notamment sur les agrégats budgétaires, la trajectoire des recettes publiques, l'évolution des dépenses et la dynamique de la dette. L'objectif affiché étant d'apprécier la solidité du cadre macroéconomique et mesurer les avancées réalisées en matière d'assainissement des finances publiques. Cette séquence intervient à un moment où le Gabon cherche à consolider sa crédibilité financière auprès des partenaires techniques et des marchés.
Cette rencontre préliminaire a également donné lieu à une démonstration du Système Intégré de Gestion des Finances Publiques (SIGFiP), outil central de pilotage budgétaire. Cette présentation technique visait à illustrer les progrès accomplis en matière de traçabilité des opérations financières de l'État, de centralisation des données et de contrôle des engagements budgétaires. Pour le FMI, la fiabilité des systèmes d'information constitue un indicateur clé de transparence et de discipline budgétaire.
Les travaux se poursuivront jusqu'au 6 mars, à travers des séances techniques impliquant plusieurs administrations et agences publiques. Cette phase d'examen approfondi s'inscrit dans la continuité du dialogue engagé entre Libreville et le FMI, alors que le pays cherche à renforcer la soutenabilité de ses finances publiques, améliorer la gouvernance budgétaire et sécuriser ses équilibres macroéconomiques à moyen terme.
Idrissa Diakité
Publié le 25/02/26 18:21
La Rédaction
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