Le ministère de l'Économie et des Finances a présenté ce mercredi les chiffres clés de la Loi de finances 2026. Alors qu'une première mouture du budget tablait sur 7 233 milliards FCFA, le gouvernement a finalement retenu un plafond de 6 358,2 milliards, après arbitrages et ajustements liés aux contraintes économiques actuelles. Cette réduction traduit un repositionnement budgétaire visant à mieux coller aux réalités de l'économie nationale et aux tendances internationales.
Malgré les projections prudentes du FMI et de la BAD, qui situent la croissance gabonaise autour de 2,2% à 2,6% en 2026, l'exécutif maintient une approche volontariste. La structure révisée du budget est présentée comme un outil de cohérence pour soutenir le programme économique en cours, tout en préservant la soutenabilité des finances publiques dans un contexte global tendu.
Dans le détail, les recettes propres sont estimées à 4 153,9 milliards FCFA, tandis que les dépenses de fonctionnement s'élèvent à 3 694,9 milliards. L'effort d'investissement atteint quant à lui 2 119,2 milliards FCFA, un niveau nettement supérieur aux montants mobilisés ces dernières années. Avec cette hausse, le gouvernement entend renforcer les infrastructures prioritaires et corriger plusieurs fragilités structurelles qui freinent l'activité.
L'objectif de croissance est fixé à 6,5% pour l'exercice 2026, un chiffre revu à la baisse par rapport aux 7,9% initialement avancés mais désormais jugé plus réaliste. Pour de nombreux observateurs, ce budget de 6 358,2 milliards s'apparente à un compromis suffisamment ambitieux pour soutenir la relance et l'investissement, mais ajusté pour éviter les dérives et garantir un pilotage plus rigoureux de l'action publique.
Publié le 26/11/25 21:17
La Rédaction
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CEMAC