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Gabon : L’État se frotte les mains avec 15 milliards FCFA de dividendes de TotalEnergies

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L'issue de l'Assemblée Générale de TotalEnergies EP Gabon, tenue le 7 mai 2026, a de quoi redonner le sourire aux autorités gabonaises. En actant la distribution d'une enveloppe globale de 60 milliards FCFA au titre de l'exercice 2025, le géant pétrolier ne se contente pas de rassurer les marchés. Pour la République Gabonaise, actionnaire historique à hauteur de 25 %, cette décision se traduit par un chèque direct de 15 milliards FCFA. Une bouffée d'oxygène bienvenue qui vient récompenser la stratégie de participation de l'État dans les actifs stratégiques du pays.

Ce versement massif, correspondant à 22,22 dollars par action (soit environ 13 332 FCFA), est le fruit d'une année 2025 exceptionnelle. Portée par un bénéfice trimestriel qui a doublé, la filiale gabonaise du groupe français démontre une résilience remarquable. Pour l'État, percevoir de tels dividendes est la preuve que le secteur extractif, bien que mature, reste le moteur principal de l'économie nationale lorsqu'il est géré avec la rigueur financière affichée par TotalEnergies.

Si le Trésor Public peut aujourd'hui se frotter les mains, il le doit en grande partie à la conjoncture internationale. Avec un prix de vente moyen du baril s'élevant à 93,5 dollars (plus de 56 000 FCFA) sur la période, les marges ont été suffisamment confortables pour permettre cette générosité. En l'absence de dette structurelle, la compagnie a pu transformer ses revenus pétroliers en cash-flow net, permettant une redistribution de valeur immédiate dont l'État est l'un des premiers bénéficiaires après le groupe TotalEnergies SE.


La structure du capital de TotalEnergies EP Gabon au 11 mai 2026 traduit un équilibre solide : 58,28 % pour le groupe français, 25 % pour l'État et 16,72 % pour le public. Cette répartition garantit au gouvernement gabonais non seulement un droit de regard sur la stratégie énergétique du pays, mais aussi une source de revenus non fiscaux récurrents. En recevant ces 15 milliards FCFA, l'État valide son ancrage dans un partenariat public-privé qui reste, malgré les débats sur la transition énergétique, le socle de sa stabilité financière.

Idrissa Diakité

Publié le 11/05/26 13:15

La Rédaction

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